Année passée en revue : 1999

L’année 1999 a vu les grandes puissances impérialistes se liguer multilatéralement et de façon jamais vue contre un petit pays ; les bombes de l’OTAN s’abattirent sur la Serbie, le plus important fragment de ce qui restait de l’ancienne Yougoslavie.


Le bombardement de la Serbie par l’OTAN

Le prétexte officiel à la guerre fut le conflit du Kosovo, une province serbe majoritairement peuplée d’Albanais. Un mouvement séparatiste, étroitement lié à des malfaiteurs et des trafiquants de drogue, avait reçu le soutien des Etats-Unis et de l’Allemagne, s’arrogeant le titre grandiose, et trompeur, d’« Armée de libération du Kosovo. »

Dans le cadre d’efforts entrepris pour mobiliser la classe ouvrière et l’opinion publique en général contre la guerre impérialiste, le Comité International de la Quatrième Internationale a fait passer, à partir de la première semaine de mai 1999, le nombre des jours de mise en ligne régulière sur le World Socialist Web Site de cinq à six par semaine.
Les groupes de la « gauche » petite bourgeoise qui s’étaient jadis présentés comme des adversaires du harcèlement de l’impérialisme à l’égard de petits pays durant la guerre du Vietnam, les attaques américaines contre Cuba et le Nicaragua et la guerre coloniale française en Algérie, se rallièrent, durant le démantèlement de l’ancienne Yougoslavie, à Washington, Londres et Berlin. Ils soutinrent d’abord l’intervention américaine du côté des Musulmans bosniaques puis défendirent le bombardement de la Serbie.

Ces mêmes groupes ont également soutenu une manifestation tout aussi réactionnaire de colonialisme traditionnel, l’occupation du Timor oriental par l’Australie, une fois de plus sous un prétexte « humanitaire » : la défense de la population du Timor contre la dictature militaire indonésienne.
Le World Socialist Web Site a maintenu une forte opposition de principe contre le bombardement de la Serbie par les Etats-Unis et l’OTAN, un assaut qui a tué des milliers de civils innocents et anéanti une grande partie de l’infrastructure du pays.

Comme l’a expliqué le WSWS, cette campagne de bombardement dévastatrice n’avait rien à voir avec la tentative d’empêcher une catastrophe « humanitaire » comme l’ont cyniquement affirmé les dirigeants politiques et militaires. Elle était le résultat de la politique étrangère de plus en plus belliqueuse d’un régime américain qui avait considéré l’effondrement de l’Union soviétique comme l’occasion de créer un ordre mondial « unipolaire », dont les Etats-Unis seraient la puissance dominante.
Cette analyse expose au grand jour les véritables raisons de la guerre, notamment dans la déclaration du 24 mai qui a exposé les grandes lignes du contexte politique mondial de la campagne de bombardement, « Pourquoi l'OTAN est-il en guerre contre la Yougoslavie ? Domination mondiale, pétrole et or Déclaration du comité de rédaction du World Socialist Web Site », démasquant le prétexte d’une préoccupation concernant le sort des Kosovars albanais.

Le WSWS avertissait de ce qu’avec l’éclatement du premier conflit armé en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, les antagonismes croissants entre les puissances rivales menaçaient d’étendre la guerre bien au-delà des frontières de l’ancienne Yougoslavie. Ce conflit fut le précurseur d’aventures militaires bien plus grandes et plus dangereuses encore.
Une fois le bombardement commencé, des tensions surgirent entre les Etats-Unis et la Russie, amenant les deux puissances nucléaires au bord d’un conflit armé ouvert lorsqu’un commandant américain proposa d’attaquer les troupes russes stationnées en Serbie. Il y a également eu l’incident célèbre de Belgrade, la capitale serbe, où une frappe aérienne dirigée par la CIA a touché l’ambassade chinoise en représailles de l’alignement de la Chine avec le dirigeant serbe, Slobodan Milosevic.

Le WSWS avait aussi analysé que les origines du démantèlement de la Yougoslavie se trouvaient dans la crise économique et sociale survenue à la fin des années 1980 et qui avait conduit à la faillite, dans toute l’Europe de l’Est, des régimes dominés par les staliniens. A la fin des années 1980, des millions de travailleurs yougoslaves furent licenciés alors que des entreprises d’Etat étaient fermées et les services publics étaient drastiquement réduits. Des débrayages et des mouvements de grève de masse avaient mis en péril l’imposition par les anciens staliniens des dictats du FMI et de la Banque mondiale contre la classe ouvrière. Les dirigeants des anciennes républiques recoururent à une rhétorique nationaliste chauvine dans un effort pour détourner de la voie révolutionnaire une colère et une misère sociale largement répandues.

Ce processus a permis la montée de Slobodan Milosevic, l’ancien stalinien arrivé au pouvoir en tant que partisan du nationalisme serbe. Loin de constituer un nouvel Hitler, comme l’affirmait la propagande médiatique en Europe et aux Etats-Unis, c’était un ancien favori de Washington soutenu comme défenseur du marché capitaliste.

De plus, si Milosevic se livrait à une démagogie nationaliste droitière, ses paroles et ses actes correspondaient à ceux de ses rivaux démagogues nationalistes des autres composantes de la Yougoslavie qui se livraient eux aussi au « nettoyage ethnique », chassant les civils serbes de zones telles que la région de la Krajina et de la Croatie.

Le WSWS a expliqué que la décision du gouvernement Clinton de bombarder la région pour la faire capituler fut le résultat d’un virement historique majeur du capitalisme international. Les 35.000 sorties effectuées par les avions de combat des Etats-Unis et de l’OTAN contre un pays appauvri a démasqué les véritables relations existant entre les principales puissances impérialistes et les petites nations.

Dans « Après le massacre: les leçons politique de la guerre aux Balkans », publié le 14 juin après la capitulation de la Serbie, David North avait remarqué qu’une très grande régression historique était en cours : « Le démantèlement des vieux empires coloniaux durant la fin des années 1940, 1950 et 1960 apparaît de plus en plus n'avoir été, à la lumière d’événements contemporains, qu’un épisode temporaire dans l’histoire de l’impérialisme.

L’envolée des marchés boursiers qui a commencé au début des années 1980 a profondément influencé la structure sociale et les relations de classe de l'ensemble des principaux pays capitalistes. Des valeurs en bourse en hausse continue, notamment depuis l’explosion en 1995 des évaluations de marchés, ont permis à une partie importante de la classe moyenne – et particulièrement à l’élite de la couche des "professionnels" – d'accéder à un degré de richesse qu'elle n'aurait pas pu imaginer quand elle a commencé à faire carrière.

Les Verts allemands qui avaient formé pour la première fois un gouvernement de coalition avec le SPD ont saisi l’occasion pour soutenir la guerre. Joschka Fischer, le dirigeant du parti, ancien anarchiste et « combattant de rue », servit dans sa fonction de ministre des Affaires étrangères du gouvernement de principal chef de claque pour la campagne de bombardement.


L’impérialisme australien et le Timor oriental

En septembre, une nouvelle opération néocoloniale fut lancée par les puissances impérialistes : l’intervention menée par l’Australie et soutenue par les Etats-Unis au Timor oriental.

Après la crise financière de 1997-1998 en Asie et l’effondrement du régime de Suharto, Washington et Canberra, concluant que leurs intérêts économiques et stratégiques seraient mieux défendus par l’octroi de l’« indépendance » à ce territoire riche en ressources, se sont écartés du soutien accordé des décennies durant à l’occupation du Timor oriental par l’Indonésie.

Sous la pression des Etats-Unis et de leur « shérif adjoint » australien (le premier ministre John Howard s’était lui-même, de façon notoire, donné ce titre), le successeur de Suharto, B.J. Habibie, organisa un référendum le 30 août. Après que les masses eurent voté en faveur de l’indépendance, l’armée indonésienne et ses milices agissant par procuration, usèrent de représailles : elles tuèrent des centaines de civils et en déplacèrent des centaines de milliers d’autres – fournissant par là aux grandes puissances le prétexte « humanitaire » pour intervenir et sécuriser leurs intérêts.
En réponse, le World Socialist Web Site publia une série de déclarations rejetant l’intervention impérialiste et le SEP (Parti de l’Egalité socialiste, Australie) organisa des réunions publiques (public meetings) pour révéler au grand jour la nature prédatrice de cette opération. Le WSWS expliqua que les grandes puissances cherchaient à mettre la main sur les réserves pétrolières se trouvant sous la Mer de Timor et à obtenir un plus large accès à l’Archipel indonésien qui présente une importance géostratégique cruciale. Le WSWS a aussi examiné le bilan historique des intriques impérialistes dont l’île a fait l’objet et qui furent ourdies par des gouvernements américains et australiens successifs, complices des crimes commis par le régime Suharto. L’invasion du Timor oriental par celui-ci en 1975 avait coûté la vie à quelque 200.000 personnes.

Une caractéristique essentielle de la couverture du WSWS fut la révélation du rôle joué par la « gauche » petite bourgeoise. Un certain nombre de ces groupes a organisé des protestations « Armée, vas-y » destinées à « faire pression » sur le gouvernement droitier de John Howard pour qu’il intervienne. Le Timor oriental fut une nouvelle étape dans l’évolution vers la droite des groupes de « gauche » petit-bourgeois effectuant, sous le drapeau « humanitaire », leur propre rapprochement avec l’impérialisme.

Sur la base de la théorie de la Révolution permanente de Trotsky, le WSWS a présenté une perspective socialiste pour les populations du Timor et de l’Indonésie. Il a démasqué le groupe nationaliste du Timor oriental Conseil national de la résistance timoraise (CNRT), qui a refusé de défendre la population contre l’attaque perpétrée par la milice et soutenue par l’impérialisme. Les dirigeants du CNRT ont préféré se servir de la mort des civils pour réclamer une intervention impérialiste qui les porterait, au service des grandes puissances, au pouvoir dans ce nouveau petit Etat capitaliste appauvri.

Un point de contrôle australien durant l’occupation du Timor oriental
Une manifestation à Perth, Australie : la « gauche » petite bourgeoise défend l’invasion du Timor oriental.

Autres développement politiques cruciaux

Au cours de l’année, le WSWS a analysé de nombreux autres processus internationaux importants. Parmi ceux-ci il y a le dénouement de la crise de destitution aux Etats-Unis avec l’acquittement de Clinton suite à un procès en destitution du Sénat (Le procès en destitution du Sénat Les Républicains passent à l’offensive contre Clinton, les Démocrates restent paralysés.) (Pour une évaluation plus complète de la campagne droitière menée pour déstabiliser le gouvernement Clinton, consulter la revue de 1998) review of 1998.

La réussite de Clinton à échapper de justesse à la destitution fut suivie par une adaptation encore plus servile du président démocrate aux exigences de Wall Street, dont une réduction des impôts à hauteur de 800 milliards de dollars ($800 billion tax cut) et une loi de dérégulation bancaire (bank deregulation legislation) dont on peut dire rétrospectivement qu'elles ont créé les conditions pour la frénésie spéculative qui a culminé dans le krach financier de 2008.

Le WSWS a en permanence rendu compte de et analysé l’aggravation de la crise sociale aux Etats-Unis. Cette crise s’accompagnait de cas de brutalité et de violence illustrant l’intensité des contradictions de classes sous-jacentes. Le cas le plus notoire fut la tuerie (massacre) qui s’est produite au lycée de Columbine dans une banlieue de Denver, au Colorado, et qui a coûté la vie à 15 personnes, pour la plupart des lycéens. Nous rejetions l’idée d’une « tragédie insensée » qu’on ne pouvait comprendre que comme une manifestation du « mal », et attribuions le carnage au climat de violence et de réaction promu par le gouvernement et les médias américains.
En Europe, le WSWS a analysé la politique des gouvernements sociaux-démocrates qui étaient arrivés au pouvoir en Grande-Bretagne et en Allemagne. Tony Blair était devenu premier ministre en 1997 et Gerhard Schröder était devenu chancelier après que les sociaux-démocrates aient remporté les élections fédérales le 27 septembre 1998, formant un gouvernement de coalition avec les Verts.

Après être arrivés au pouvoir dû à une profonde hostilité à l’égard des gouvernements conservateurs sortants, les gouvernements sociaux-démocrates ont ouvertement appliqué une politique économique et sociale de droite. Le World Socialist Web Site a expliqué l’importance de cette répudiation du réformisme et de cette défense ouverte de la réaction capitaliste. Celles-ci étaient ancrées dans la mondialisation de la production qui avait fait voler en éclats le programme de la réglementation nationale et des réformes, modifiant les relations existant entre la classe ouvrière et tous les vieux partis et les organisations syndicales.

Au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, le WSWS a analysé la crise de la politique des Etats-Unis et d’Israël peu de temps après la mort du roi Hussein de Jordanie (death of King Hussein of Jordan), qui était un important pilier de l’ordre soutenu par l’impérialisme. Il a analysé la politique du parti séparatiste kurde PKK (politics of the Kurdish separatist PKK) après la capture de son dirigeant Abdullah Ocalan.

L’événement mondial majeur survenu dans cette région fut le coup d’Etat militaire qui s’était déroulé le 12 octobre au Pakistan, avait renversé le gouvernement élu de Nawaz Sharif et porté au pouvoir le général Pervez Musharraf. Les articles affichés sur le WSWS ont réfuté les affirmations selon lesquelles l’armée ne détiendrait le pouvoir que provisoirement (hold power only temporarily), liant le coup d’Etat aux exigences du Fonds monétaire international (demands by the International Monetary Fund) en faveur de nouvelles attaques contre le niveau de vie de la classe ouvrière.
Le WSWS a publié des articles sur d’importantes luttes ouvrières, d’une vague de grèves en Corée à la grève de infirmiers/ères du Québec au mois de juillet (Quebec nurses’ strike) et à la grève des enseignants de Détroit (Detroit) contre les réductions de salaires et les attaques menées contre l’éducation publique.

Le site a aussi écrit des reportages et des analyses sur les protestations anti-OMC à Seattle (anti-WTO protests in Seattle) qui ont temporairement paralysé la ville et choqué les dirigeants du capitalisme mondial qui y étaient rassemblés. Le WSWS a condamné la répression policière brutale des manifestations tout en expliquant que la politique nationaliste du mouvement « vert » n’offrait aucune voie politique vers l’avant pour la classe ouvrière internationale. En même temps, nous avons analysé la signification objective de l’échec du sommet de l’OMC (failure of the WTO summit) qui mettait en évidence les contradictions croissantes du capitalisme mondial.
Le WSWS a aussi mis en évidence une série de campagnes menées par le Socialist Equality Party en Australie contre l’attaque de droits démocratiques élémentaires. Parmi ces attaques il y avait le refus du gouvernement droitier de Howard à accorder un visa au socialiste tamoul Rajendiram Sutharsan qui avait été invité à assister à une université d’été du parti.

Le SEP australien a également monté une forte campagne en défense d’une enseignante persécutée de l’Etat de Victoria, Geraldine Rawson, luttant contre son licenciement pour avoir passé outre à une disposition draconienne de confidentialité, intitulée Teaching Service Order 140. Suite à cette campagne, Rawson a remporté une victoire (Rawson ultimately won a victory) devant la Cour suprême de cet Etat qui jugea que la clause invoquée contre elle n’était pas applicable. La campagne fut menée par le Comité de défense de l’Education publique constitué en 1995 par la Socialist Labour League, l’organisation ayant précédé le SEP, afin de lutter contre de vastes coupes budgétaires touchant l’éducation publique et qui furent poursuivies sous le prochain gouvernement, social-démocrate celui-là.

Le SEP australien perdit son premier membre aborigène, Yabu Bilyana, décédé en avril 1999 à l’âge de 54 ans. La nécrologie du WSWS (obituary) expliquait que Yabu avait été attiré par le mouvement trotskyste à cause du fait que celui-ci avait reconnu que « les Aborigènes faisaient partie de la classe ouvrière internationale et que la solution aux conditions terribles qu’ils continuaient de subir se trouvait dans l’unité avec leurs frères et sœurs de classe de toutes couleurs, races ou nationalités, dans une lutte commune contre le système de profit. »


Arts, sciences et histoire

Notre couverture internationale des arts s’est fortement enrichie en 1999. Y trouvèrent place des expositions d’Arts plastiques et de photographie, des pièces de théâtre, des festivals de cinéma, en plus de la critique de films. Les articles du WSWS allaient sous la surface des choses, explorant l’histoire des artistes, les conditions politiques et sociales actuelles et passées qui les caractérisent, les tendances artistiques aux Etats-Unis et au plan international.

Après que l’Académie des Arts et des sciences du Cinéma ait décidé de décerner à Elia Kazan un prix honorifique, David Walsh, de la rédaction artistique, écrivit une série d’articles dénonçant cette décision. Il examina le palmarès de Kazan qui fut une des figures les plus en vue à devenir un informateur durant les chasses aux sorcières anticommunistes des années 1950. Durant sa déposition devant la Commission du Congrès sur les Activités antiaméricaines, Kazan nomma huit personnes. Leurs noms furent ajoutés à la liste noire, nuisant sévèrement à leurs vies et à leurs carrières.
Ces articles, publiés par la suite sous forme de brochure et distribués largement lors de la cérémonie de remise des prix du mois de mars, déclenchèrent un important dialogue sur le WSWS. Entre février et juillet, le site publia neuf articles sur le sujet, comprenant des interviews et une série de lettres de lecteurs. Le metteur en scène Abraham Polonsky et le scénariste Walter Bernstein, qui figuraient tous deux sur la liste noire, et Victor Contreras, un acteur de cinéma, de télévision et de théâtre, parlèrent au WSWS. Lors du festival du film de Sidney, Richard Philipps interviewa le scénariste, metteur en scène et producteur Bertrand Tavernier, qui lui aussi parla du rôle joué par Kazan.

Outre les critiques de films, qui apparaissaient désormais régulièrement dans la rubrique artistique (The Thin Red Line, Walls Within, Earth, pour n’en citer que quelques unes) paru une appréciation du cinéaste Stanley Kubrick, mort en mars. Cette année vit aussi des critiques du livre de Philip Roth, I Married a Communist, d’une nouvelle biographie du musicien de jazz Louis Armstrong, d’un volume des derniers poèmes de W. H. Auden, ainsi que d’une présentation théâtrale du Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin.
On donna à la musique une nouvelle place, avec des revues de folk songs, une revue d’une anthologie de Bruce Springsteen, et une nécrologie du ténor espagnol Alfredo Kraus.

Une exposition de rares photographies de la guerre civile espagnole, prises par Robert Capa et exposées à Madrid, offrit un intérêt politique particulier.
Le WSWS concentra aussi son attention sur des questions scientifiques importantes, publiant des articles sur des sujets aussi variés que l’utilisation d’ordinateurs pour résoudre des problèmes mathématiques complexes (use of computers to solve complex mathematical problems) ou les implications de la découverte de fossiles pour la préhistoire humaine (prehistory of humanity). Un long compte-rendu du livre La fin de la Science de John Horgan fut l’occasion d’une réfutation majeure des tentatives de la philosophie postmoderniste de nier la vérité objective de la science.

L’attention plus particulière apportée à la culture et à la science trouva aussi sa manifestation dans le domaine de l’histoire, avec par exemple une interview en plusieurs parties avec l’historien connu James M. McPherson. Cette discussion comprenait une comparaison de la crise de la destitution de 1998-1999 et des bouleversements politiques qui avaient précédé la Guerre civile américaine.