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Le vote du SEP dans l’élection présidentielle américaine de 2012

Par nos reporters
20 novembre 2012

Les candidats du SEP à la présidence et à la vice-présidence, Jerry White et Phyllis Scherer ont obtenu 1.130 voix dans le Wisconsin, la Louisiane et le Colorado, les trois Etats où ils étaient candidats. Les officiels au niveau des Etats et au niveau local n’ont pas encore fait le décompte des voix inscrites sur les listes de candidats dans les Etats où le SEP ne figurait pas.

Etant donné l’énorme pression exercée sur les travailleurs et les jeunes pour qu’ils votent pour un des deux partis du grand patronat, donner sa voix aux candidats du SEP était une décision prise sur la base de la conscience de classe.

Ceux qui ont voté pour le SEP ont voté pour une alternative ouvrière et socialiste aux deux partis capitalistes et à leur politique d’austérité et de guerre. En votant ainsi ils ont résisté à l’argument du « moindre mal » colporté depuis longtemps par les syndicats et les organisations libérales ou « de gauche » afin d’empêcher les travailleurs de rompre avec le Parti démocrate et de développer un mouvement politique indépendant de la classe ouvrière.

Dans le Wisconsin, les candidats du SEP ont obtenu 601 votes, la plupart dans la région de Madison et de Milwaukee. En Louisiane, 356 électeurs ont donné leur voix à White et Scherrer et 173 l’ont fait au Colorado. Dans ces trois Etats, le SEP n’avait que récemment commencé à développer un présence politique significative, et le vote y représente un importante déclaration de soutien.

Le SEP avait voulu être présent dans ces trois Etats parce que les conditions d’admission à l’élection y étaient quelque peu moins onéreuses. Dans beaucoup d‘Etats il est nécessaire de rassembler des dizaines de milliers de signatures afin de pouvoir se présenter.

Des officiels de New York ont dit que les voix données dans les Etats où le SEP n’a pas pu se présenter ne seraient pas disponibles avant le mois de décembre. Dans le Michigan, les officiels des comtés de Wayne et Oakland – les comtés les plus peuplés de cet Etat – n’ont pas fait un décompte parti par parti des candidats pour lesquels ont pouvait voter sans qu’ils soient sur les listes, bien que plus de 6 000 voix y aient été enregistrées pour des candidats à la présidence et à la vice-présidence. Des officiels ont informé le SEP que le nombre de voix données ainsi à White et Scherrer seraient disponibles cette semaine après que les résultats aient été collectés auprès des commissions électorales.

Les votes inscrits de cette façon sur les listes seront donc connus dans les semaines à venir. De nombreux Etats n’en font pas le décompte et il est impossible de déterminer l’exactitude des Etats qui communiquent ces votes.

La campagne électorale intense menée sur neuf mois a représenté une avance majeure dans la lutte pour une perspective socialiste aux Etats-Unis. Elle ne fut possible que grâce à la participation active de supporters dans tous le pays.

White et Scherrer ont expliqué depuis le début que le but central de leur campagne était la lutte pour construire une direction dans le but de préparer les combats à venir de la classe ouvrière. Les candidats du SEP ont dit la vérité à la classe ouvrière – dans des conditions où Obama et Romney dissimulaient leur véritable ordre du jour au peuple américain. La lutte pour défendre les droits sociaux les plus fondamentaux, ont-ils insisté pour dire, exigeait l’indépendance politique de la classe ouvrière vis-à-vis des deux partis de Wall Street et de l’Amérique patronale.

Lors du lancement de sa campagne le 13 février, le SEP a dit : « La campagne du SEP va donner une voix à tous ceux qui sont ignorés par ce système politique. Notre campagne ne sera pas une campagne conventionnelle, mais une campagne pour unir les luttes de la classe ouvrière et pour l’organiser politiquement afin d’effectuer la transformation révolutionnaire de la société. »

Le succès de cette campagne peut se mesurer à l’influence grandissante du Socialist Equality Party parmi les travailleurs et les jeunes.

Elle s’est croisée avec la manifestation initiale d’une résistance grandissante de la classe ouvrière. Le SEP est apparu comme la seule direction véritable des luttes de la classe ouvrière, entre autres les ouvriers des usines de pneus Cooper à Findley Ohio ; les ouvriers en grève de Caterpillar à Joliet, Illinois ; les ouvriers en grève de Con Edison et les enseignants en grève de Chicago ; et les étudiants engagés dans leur grève de plusieurs mois contre la hausse des droits d’inscription à l’université dans la province du Québec, au Canada.

Plus de deux cent articles furent mis en ligne sur le World Socialist Web Site au cours de cette campagne électorale.

Les candidats du SEP ont parlé à plus de 60 réunions publiques aux Etats-Unis, au Canada, en Europe et en Asie. White et Scherrer ont produit plus de 50 déclarations exprimant le point de vue indépendant de la classe ouvrière sur le déroulement des événements : de l’assassinat de Trayvon Martin, aux massacres perpétrés par les Etats-Unis en Afghanistan et les « listes de gens à éliminer » d’Obama, en passant par les questions auxquelles sont confrontés les travailleurs de l’automobile, les enseignants du public et les victimes de l’ouragan Sandy.

Comme en a averti le SEP, maintenant que la classe dirigeante américaine a réglé la question de son élection, elle agit rapidement pour imposer des mesures d’austérité profondément impopulaires et pour commencer de nouvelles guerres. Cela provoquera inévitablement une opposition sociale massive, qui opposera la classe ouvrière à l’administration Obama et à tous ses défenseurs, y compris ceux de la « gauche » des classes moyennes argentées dont l’obsession avec la politique de la race et de l’identité révèle l’hostilité profonde envers la classe ouvrière.

Pour les travailleurs et les jeunes les plus avancés, les expériences critiques de la campagne électorale 2012 du SEP, l’histoire et le programme politique pour lequel notre parti lutte, s’avéreront indispensables dans la construction d’une nouvelle direction révolutionnaire qui guidera les luttes de classes à venir.

(Article original publié le 16 novembre 2012)