Joignez-vous aux Étudiants et jeunes internationalistes pour l'égalité sociale et engagez-vous dans la lutte pour le socialisme!

Par les Étudiants et jeunes internationalistes pour l'égalité sociale (IYSSE – É.-U.)
5 septembre 2018

Les écoles et les universités des États-Unis s'ouvrent au milieu d'une crise politique sans précédent au sein de l'appareil d'État, du danger croissant de la guerre mondiale, de l'escalade des attaques contre la classe ouvrière et les immigrants, et d'une radicalisation politique généralisée des travailleurs et des jeunes.

Beaucoup de jeunes cherchent un moyen de s'opposer au capitalisme et à l'inégalité. Un récent sondage Gallup a révélé que, pour la première fois depuis qu'il a commencé à compiler ces données, moins de la moitié des jeunes âgés de 18 à 29 ans ont une vision positive du capitalisme. Le pourcentage de jeunes qui voient le capitalisme d'un œil positif a chuté de 23 points de pourcentage en seulement huit ans.

La source de ce changement de conscience n'est pas difficile à trouver. En 2018, dans le pays capitaliste le plus «avancé» du monde, les travailleurs, les jeunes et les étudiants luttent pour survivre. La jeune génération est confrontée à un marché du travail précaire, contrainte d’occuper deux ou trois emplois pour joindre les deux bouts. Ils ont une dette étudiante record, soit 1480 milliards de dollars au total. De plus en plus de jeunes du secondaire sont découragés de poursuivre des études supérieures et sont rapidement intégrés au marché du travail ou recrutés pour servir de chair à canon à l'impérialisme américain dans le monde entier.

Un jeune de 18 ans aujourd’hui avait huit ans lorsque le krach financier mondial a déclenché un raz-de-marée de détresse sociale dans le monde entier, les grandes puissances capitalistes, dirigées par les États-Unis sous l'administration Obama, déversant des milliers de milliards de dollars à Wall Street pour renflouer les banques. En conséquence, les inégalités sociales ont atteint des niveaux sans précédent.

Les conséquences se voient à la fois dans l'intérêt croissant pour le socialisme et dans la croissance de la lutte des classes. Cette année a été marquée par d'importants bouleversements sociaux des travailleurs à l'échelle internationale. Au printemps, des milliers d'enseignants se sont mis en grève pour l’assurance maladie et à cause des bas salaires aux États-Unis, des problèmes qui restent non résolus alors que les écoles ouvrent de nouveau leurs portes. Les étudiants et les jeunes eux-mêmes ont organisé l'une des plus grandes marches de l'histoire de Washington contre la violence de masse dans les écoles, mais motivés par une hostilité plus profonde à la guerre et à la crise sociale en Amérique.

Bien que le socialisme suscite un intérêt croissant, il existe encore une compréhension limitée de ce qu'est le socialisme et de la manière dont il peut être réalisé. Il s’agit pourtant de la question cruciale.

Les jeunes qui cherchent à aller de l'avant doivent d'abord comprendre que rien ne peut être réalisé au sein de l'establishment politique existant et des deux partis de la classe dirigeante, les démocrates et les républicains.

Il y a une énorme opposition, en particulier chez les jeunes, à l'administration Trump. Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a supervisé un allégement fiscal d'un millier de milliards de dollars pour les Américains les plus riches, une attaque féroce contre les immigrants, un budget militaire de 717 milliards de dollars et une escalade de l'attaque contre l'éducation publique. Trump personnifie tout ce qui est réactionnaire et criminel dans l'oligarchie financière américaine.

Cependant, le Parti démocrate n'est pas moins soumis à Wall Street et à l'appareil de renseignement militaire. En effet, les démocrates ont concentré leur opposition à Trump non pas sur sa politique fasciste, mais sur l'affirmation qu'il est trop «mou» à l'égard de la Russie. L'objectif de la campagne anti-Russie des démocrates, soutenue par la plupart des médias, a été, d'une part, de faire la promotion d’une politique étrangère plus agressive contre la Russie et, d'autre part, de justifier une attaque contre les droits démocratiques. Sous prétexte de lutter contre les «fausses nouvelles» et «l’ingérence russe», les démocrates sont en première ligne pour exiger que les entreprises de médias sociaux censurent les opinions de gauche, socialistes et antiguerre.

En tentant de bloquer le développement d'un véritable mouvement socialiste des travailleurs et des jeunes, les démocrates et les médias font la promotion d'organisations pseudo-socialistes comme les Socialistes démocrates d'Amérique (Democratic Socialists of America, DSA) en tant qu'alternatives «socialistes» sûres et sanctionnées par l'État. Le rôle de la DSA et de ses dirigeants, comme Alexandria Ocasio-Cortez, candidate au Congrès de New York, est de donner un lustre de «gauche» à un parti capitaliste de droite.

Le véritable caractère de la DSA a été révélé la semaine dernière, lorsque Ocasio-Cortez a fait des éloges obséquieux au défunt sénateur John McCain, un républicain de droite et l'un des principaux promoteurs de l'invasion illégale de l’Irak en 2003. L'héritage de McCain, a déclaré Ocasio-Cortez, était «un exemple sans précédent de décence humaine et de service rendu aux États-Unis».

L’IYSSE, le mouvement des étudiants et des jeunes du Parti de l’égalité socialiste et du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI), se bat pour un programme tout à fait différent. Le CIQI est la direction du mouvement socialiste révolutionnaire, initié par Karl Marx et Friedrich Engels, défendu par les dirigeants de la Révolution russe de 1917, Vladimir Lénine et Léon Trotsky, et défendu par la lutte implacable menée par Trotsky et la Quatrième Internationale contre la dégénérescence bureaucratique de l'Union soviétique sous Staline.

L'IYSSE lutte pour mener les étudiants et les jeunes vers la classe ouvrière, la seule classe révolutionnaire de la société capable de mener à bien la transformation socialiste du monde.

Nous luttons pour l'internationalisme, pour l'unification des travailleurs de tous les pays, pour abolir les frontières et harmoniser la carte politique du monde avec le caractère international du processus de production. Nous nous opposons à toutes ces tendances qui prennent comme point de départ le système de l'État-nation. La classe ouvrière est une classe internationale. Les problèmes auxquels les travailleurs sont confrontés dans le monde entier proviennent du système capitaliste international et doivent être contrés par un programme socialiste international.

Nous luttons pour le contrôle ouvrier des moyens de production. Les grandes banques et les grandes entreprises doivent être placées sous contrôle social international et gérées démocratiquement par les travailleurs eux-mêmes pour répondre aux besoins de la société, et non aux profits privés.

La vaste richesse de l'oligarchie financière doit être expropriée. Une minuscule couche de la population a amassé des fortunes inimaginables par l'exploitation de la grande majorité.

Nous luttons contre la guerre et la militarisation de la société. La machine de guerre américaine doit être démantelée. L'impérialisme américain, qui cherche à reconquérir le monde, menace d’une troisième guerre mondiale, cette fois avec des armes nucléaires. Les vastes sommes consacrées au militarisme par toutes les puissances capitalistes doivent être utilisées pour répondre à des besoins sociaux urgents, dont l'éducation, les soins de santé et les programmes sociaux.

Nous luttons pour la défense et l'expansion des droits démocratiques. L'énorme appareil de surveillance américain doit être démantelé et la censure de l'Internet doit cesser. La chasse aux sorcières contre Edward Snowden, Julian Assange et d'autres dénonciateurs et journalistes doit cesser, tout comme la vague sans fin d'assassinats policiers et la militarisation des forces de police américaines.

Nous luttons pour la vérité historique et contre la falsification de l'histoire. Le développement d'un mouvement socialiste aujourd'hui exige que les travailleurs et les jeunes comprennent les expériences et les leçons essentielles du XXe siècle, et surtout l'histoire réelle du mouvement socialiste, de la révolution russe à l'opposition trotskyste au stalinisme et à la social-démocratie.

Pour atteindre le socialisme, la classe ouvrière doit être organisée comme une force politique indépendante, en opposition à tous les partis de la classe dirigeante, dans un mouvement révolutionnaire pour prendre le pouvoir et réorganiser la société sur la base de l'égalité sociale. Sans un tel mouvement, les travailleurs et les jeunes du monde entier sont confrontés à un avenir de dictature fasciste, d'appauvrissement et de guerre mondiale.

L'avenir, c'est le socialisme, mais il faut se battre pour y arriver. Il n'y a pas de temps à perdre.

Pour adhérer aux Étudiants et jeunes internationalistes pour l’égalité sociale, visitez iysse.com.

(Article paru en anglais le 31 août 2018)