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WSWS : Nouvelles et analyses : Europe

Pour l’unification de l’Europe sur une base socialiste

Soutenez la campagne électorale du Parti de l’égalité sociale

Déclaration du Parti de l’égalité sociale (Allemagne)
2 mars 2009

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Le Parti de l’égalité sociale (Partei für Soziale Gleichheit, PSG) présente ses propres candidats aux élections européennes du 7 juin. Sur la base de la déclaration qui suit, le parti recueillera dans les semaines à venir les signatures nécessaires à la participation à l’élection.

Si l’avenir de l’Europe devait rester entre les mains de l’aristocratie financière et de ses représentants dans la bureaucratie de l’Union européenne et des gouvernements européens actuels, alors un désastre serait inévitable. Il est temps que les travailleurs interviennent dans la situation et qu’ils prennent eux-mêmes en main le sort de la société.

Cela exige la construction d’un nouveau parti :

• Un parti qui déclare ouvertement que le capitalisme a échoué et qu’il doit être remplacé par une société socialiste où s’exerce un contrôle démocratique de l’économie,

• Un parti qui lutte contre le nationalisme et la xénophobie et qui ne permette pas que les classes dirigeantes plongent l’Europe dans la guerre et la dictature, comme ce fut le cas en 1914 et en 1939 ;

• Un parti qui unisse les travailleurs et les chômeurs, les jeunes et les retraités, les travailleurs européens et les immigrés au-delà des frontières nationales, et qui défende de manière intransigeante leurs droits démocratiques et sociaux ;

• Un parti qui rejette la politique de collaboration des syndicats et qui mobilise les travailleurs pour la défense des emplois en empêchant la fermeture des usines en opposition à la frénésie destructrice des propriétaires capitalistes et des grands managers ;

• Un parti qui s’oppose à tous ceux, tel le parti La Gauche, qui prêchent le socialisme en paroles et qui défendent le capitalisme en pratique.

Le Parti de l’égalité sociale (PSG) participe aux élections européennes du 7 juin afin de construire un tel parti. En tant que section allemande du Comité international de la Quatrième Internationale, nous nous trouvons dans la tradition du mouvement trotskyste qui a historiquement défendu le marxisme contre la social-démocratie et le stalinisme. Nous collaborons étroitement avec nos partis affiliés en Europe et internationalement. Nous disposons grâce à notre site web, le World Socialist Web Site, d’un organe qui jouit d’un lectorat important et en augmentation dans le monde entier et qui est reconnu par beaucoup comme la voix authentique du marxisme

Nous luttons pour l’établissement d’un gouvernement ouvrier qui donne la priorité aux besoins sociaux sur les intérêts du patronat et des banques et leurs profits. Notre perspective est d’unifier l’Europe sur une base socialiste et d’établir des Etats-Unis socialistes d’Europe.

La crise économique et ses causes

La crise financière et économique internationale a déjà eu des conséquences catastrophiques sur l’Europe. La production industrielle a baissé dramatiquement et la récession se développe à une vitesse record. Cette crise n’est pas le résultat de forces naturelles indomptables — un « tsunami » qui déferlerait sur le monde — comme les politiciens de tous bords voudraient nous le faire croire. En réalité, elle est le résultat d’un système économique qui sert à l’enrichissement sans retenue d’une aristocratie financière pillant la société à l’aide de méthodes impitoyables et criminelles.

Les mêmes dirigeants des trusts et de l’économie qui ont privatisé tous les aspects de la vie sociale dans le but de promouvoir leur propre enrichissement, le tout au nom des « forces d’autoguérison du marché », réclament à présent un soutien financier illimité de l’Etat, rejetant leurs pertes spéculatives sur le dos de la population. Les banquiers font chanter le gouvernement et les politiciens réagissent en mettant à leur disposition des milliards d’argent public. En Allemagne, une seule banque, HRE (Hypo Real Estate), a déjà à elle seule, reçue du gouvernement des subventions publiques et des cautions s’élevant à 102 milliards d’euros.

Alors que des sommes astronomiques ont été débloquées pour les banques et les grandes entreprises, la population laborieuse est censée en faire les frais sous forme de chômage, de réduction de salaire, de détérioration des conditions de travail et de coupes sociales. Les travailleurs doivent s’opposer à ce processus. Ils ne portent pas la moindre responsabilité dans cette crise. Ils n’étaient pas impliqués dans les transactions spéculatives. Ils n’ont pas empoché des millions ou même des milliards d’euros. Bien au contraire. La danse autour du veau d’or est allée de pair ces dernières années avec d’énormes attaques contre le niveau de vie de la population laborieuse.

Lorsqu’il y a vingt ans, le capitalisme fut introduit en Allemagne de l’Est et en Europe de l’Est, on nous a dit que le socialisme avait échoué. Ce qui avait échoué, ce n’était pas le socialisme, mais le stalinisme, la dictature d’une bureaucratie privilégiée qui traitait la population laborieuse avec arrogance et mépris. L’introduction du capitalisme signifia un recul social. Une petite élite constituée par les nouveaux riches et les anciens staliniens a pris le contrôle de la propriété sociale et jouit à présent d’une fabuleuse richesse. Pour la grande masse de la population le revers de ce processus a conduit à une misère largement répandue.

En Europe de l’Ouest aussi, l’inégalité sociale s’est accrue de façon spectaculaire. En Allemagne, les réformes Hartz mises en vigueur par la coalition « rouge-verte »  (Parti social-démocrate et Verts) ont abouti à une vaste redistribution de la richesse sociale. Tandis que de plus en plus de familles vivaient dans une accablante pauvreté, on accroissait le nombre de millionnaires. Depuis la réintroduction du capitalisme en 1990, les dix pour cent les plus riches de la société allemande ont augmenté leur revenu de plus de 30 pour cent, tandis que les 10 pour cent les plus pauvres ont vu le leur baisser de 13 pour cent.

Les mêmes politiciens qui justifient des coupes sociales drastiques au motif que les caisses sont vides distribuent à présent aux banques des milliards d’euros pris au contribuable, plaçant ainsi le fardeau de la crise sur le dos de la population. Le pouvoir de cette élite parasitaire ne peut être brisé que par une rébellion sociale impliquant une vaste mobilisation politique de la classe ouvrière.

Le protectionnisme et la menace de guerre

L’Union européenne n’incarne pas l’unité de l’Europe. Elle n’a fait qu’écarter les obstacles qui faisaient entrave à l’exploitation intensifiée du continent pour le compte des banques et des trusts les plus puissants. L’UE divise la classe ouvrière en montant les couches de travailleurs à bas salaire contre ceux qui gagnent davantage et en bouclant hermétiquement les frontières aux immigrés.

A présent les fantômes du passé ressurgissent. Malgré une défense du bout des lèvres de la cause de l’unité européenne, chaque gouvernement européen a réagi à la crise en cherchant à renforcer sa propre économie aux dépens de celle des autres. Le président français Nicolas Sarkozy a fait dépendre son plan de soutien de plusieurs milliards d’euros au secteur automobile national d’un engagement des constructeurs automobiles français à produire en France et à utiliser des pièces détachées françaises. Quant au gouvernement allemand, il refuse d’accorder la moindre aide aux Etats européens plus pauvres. Il espère pouvoir, au moyen de la crise, renforcer sa domination en Europe.

De telles campagnes nationalistes jouissent du soutien des syndicats. Le mouvement de grève qui eut lieu à la raffinerie pétrolière Lindsey en Angleterre en est un exemple choquant. Au lieu de promouvoir la solidarité internationale entre les travailleurs, les syndicats ont lancé ce mot d’ordre réactionnaire : « Des emplois britanniques pour les travailleurs britanniques » en montant les travailleurs britanniques contre leurs collègues étrangers. Cette politique réactionnaire a ses racines dans la position sociale de la bureaucratie syndicale qui vit des aumônes des capitalistes et qui lie le sort des travailleurs aux « intérêts nationaux » de la classe dirigeante de chaque pays.

Le protectionnisme et la guerre économique sont les étapes préliminaires de conflits militaires. Depuis des années, les grandes puissances, et en premier lieu les Etats-Unis, ont cherché à compenser leur faiblesse économique en recourant à la force militaire. Les rivaux européens des Etats-Unis ont réagi au déclin économique de ces derniers en montrant qu’ils n’étaient plus disposés à subordonner leurs propres ambitions économiques et militaires à celles des Etats-Unis. Les guerres en cours en Irak et en Afghanistan, le massacre perpétré par l’armée israélienne à Gaza et l’attaque brutale lancée par le gouvernement sri lankais contre la minorité tamoule du Sri Lanka, montrent avec quelle brutalité la classe dirigeante est prête à défendre son pouvoir.

Quiconque croit qu’il n’y aurait pas en Europe de répétition des événements sanglants qui ont eu lieu durant le siècle dernier commet une grave erreur. Ce n’est pas la première fois que les gouvernements européens ont cherché à réprimer la résistance populaire en montant les travailleurs d’un pays contre leurs collègues travailleurs à l’étranger dans un processus qui mène inexorablement à la guerre. Les événements des Balkans sont la preuve vivante d’un tel danger. La seule réponse à une telle menace est une offensive pour le socialisme de la part de la classe ouvrière européenne tout entière.

Le rôle du parti La Gauche

Nous rejetons la politique de La Gauche et d’organisations similaires en Europe. La Gauche d’Oskar Lafontaine en Allemagne, le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et le Nouveau Parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot en France, Refondation communiste en Italie et SYRIZY en Grèce furent créés dans le but de combler le vide laissé par le déclin des partis sociaux-démocrates et staliniens en Europe. Ces organisations offrent leurs services en tant que force de maintien de l’ordre bourgeois et considèrent que leur principal devoir est d’empêcher toute évolution révolutionnaire des travailleurs.

L’élite dirigeante sait parfaitement que la crise économique et sociale entraînera des conflits sociaux qui dépasseront de loin les manifestations des jeunes qui se sont déroulées à la fin de l’année dernière en Grèce. La classe dirigeante se prépare à une telle éventualité à un double point de vue : en restreignant les droits démocratiques, en renforçant les appareils répressifs d’Etat et de la police et en attisant les tendances nationalistes et racistes. Dans le même temps, ils comptent sur les partis de « gauche » pour décapiter les mobilisations de masse et les conduire dans une impasse. L’histoire de l’Europe a été dominée par de telles défaites aux mains de ce genre de partis opportunistes de la classe ouvrière, à commencer par le soutien du Parti social-démocrate allemand (SPD) à la Première Guerre mondiale.

Le Parti de l’égalité sociale en appelle à tous les travailleurs, les chômeurs et les jeunes : adoptez la perspective authentique du socialisme révolutionnaire ! Soutenez la campagne électorale du PSG ! Garantissez la participation du PSG aux élections par votre signature ! Contactez-nous pour soutenir activement la campagne du PSG ! Diffusez cet appel sur Internet ! Constituez des groupes de discussion sur le WSWS !

(Article original paru le 20 février 2009)


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