Le WSWS publie des entretiens avec des descendants de membres de l’Opposition de gauche

Entrevue avec Yuri Primakov

Par notre journaliste
22 mai 2014
Vitaly Primakov

Yuri Primakov est né en 1927 et est le fils unique de Vitaly Markovich Primakov (1897-1937). Vitaly Primakov rejoint le Parti bolchevik en 1914. Dans la vingtaine, il devient un héros de la Révolution d’Octobre et de la Guerre civile, et plus tard, un membre important de l’Opposition de gauche. (voir: «Le WSWS publie des entretiens avec des descendants de membres de l’Opposition de gauche»).


À 19 ans, Primakov est membre du Comité militaire révolutionnaire qui organise l’insurrection d’Octobre. Il commande un détachement de travailleurs d’usine lors de la prise par les bolcheviks du Palais d’Hiver à Saint-Pétersbourg en octobre 1917 et fonde les légendaires «Cosaques rouges» en 1918. Comme beaucoup d’autres grands bolcheviks, il rejoint l’Opposition de gauche au début des années 1920. Il capitule face à Staline en 1928.


Primakov reste l’une des figures les plus importantes de l’Armée rouge jusqu’en 1936, alors qu’il est arrêté avec d’autres grands généraux soviétiques. En 1937, Primakov et d’autres généraux sont accusés de faire partie d’une «organisation militaire antisoviétique trotskyste» dans la soi-disant «affaire Toukhatchevski » et est abattu. Il est réhabilité en 1955.

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WSWS : Pouvez-vous nous parler de votre père? 

Yuri Primakov

Yuri Primakov : J’ai connu mon père, mais je ne le voyais pas très souvent. Mes parents ont divorcé quand j’étais un petit enfant. Quand j’avais à peine deux mois, j’ai eu une septicémie qui n’a pas été traitée correctement, alors je me suis débattu entre la vie et la mort jusqu’à la huitième année de ma vie. Donc, mon père ne pouvait pas m’emmener en Afghanistan ou au Japon, où il a été pour la majeure partie du temps au cours de ces années. Quand j’avais neuf ans, il avait déjà été arrêté et fut abattu par la suite.


Il est allé à Petrograd en septembre 1917, âgé de 19 ans, avec deux mandats: l’un pour représenter les soldats du 13e Régiment d’infanterie lors du IIe congrès panrusse des soviets, et l’autre pour représenter la population de la ville de Tchernigov [dans le nord de l’Ukraine] à l’Assemblée constituante. Il a ensuite été élu au Comité militaire révolutionnaire qui a organisé l’insurrection d’Octobre et a mené les troupes de l’usine Rechkinsky lors de la prise du Palais d’Hiver.

 

Au IIe congrès panrusse des soviets qui s’est assemblé à Petrograd [du 7 au 9 novembre 1917], il a été élu membre du Comité central du Parti bolchevik. Ils l’ont envoyé en Ukraine pour mettre sur pied une unité militaire capable de combattre les troupes de Petlioura. [1] À Kharkov, il a fondé les Cosaques rouges, qui ont non seulement défait les troupes de Petlioura, mais aussi un certain nombre de généraux blancs, parmi eux Denikine [2] et Pilsudski. [3]

J’ai par la suite connu beaucoup de Cosaques rouges qui avaient combattu aux côtés de Primakov pendant la Guerre civile. Ils vivaient tous très modestement pendant et après la Guerre civile. Ils ne se souciaient pas de l’argent et ils croyaient vraiment au communisme. Ils étaient convaincus qu’il fallait se battre pour l’amélioration du sort de l’humanité, pas seulement pour l’amélioration de sa situation matérielle propre.

Boris Primakov in 1935

Si vous comparez cela aux élites d’aujourd’hui, qui se fichent de la population et qui sont intéressées uniquement aux performances de leurs entreprises sur le marché boursier, alors vous pouvez voir quelle dégradation a eu lieu.
En outre, aucune autre unité de l’Armée rouge n’avait autant de liaisons internationales que les Cosaques rouges.

C’était une armée véritablement internationale, avec des soldats originaires d’Ukraine, de Russie, de Lettonie, d’Allemagne et d’autres pays. Elle était ainsi une véritable école de l’internationalisme. Vous voyez, quand Staline a tué les dirigeants de l’Armée Rouge qui avaient combattu pendant la Guerre civile, il a non seulement tué ces gens, mais il a détruit du même coup toute une culture et un système entier.

Vitaly Primakov

Primakov était un communiste de gauche, tant pendant la Guerre civile qu’après. Il était un membre de l’Opposition de gauche, qu’il a quitté en 1928 en publiant une lettre dans la Pravda. Il était en Afghanistan à ce moment-là, et je crois que son expérience là-bas, en Chine et dans d’autres pays de l’Orient l’ont influencé dans cette décision, le convaincant que les peuples de l’Orient n’étaient pas prêts pour la révolution mondiale. [4]

Quant à l’Opposition de gauche, pour autant que je sache, la plupart de ses membres avaient été des participants actifs pendant la Guerre civile. Ils avaient combattu au front même, ils connaissaient la faim et la privation du peuple, et ils voulaient véritablement donner la terre aux paysans et améliorer la situation des travailleurs. Par la suite, quand la Guerre civile a pris fin, ils ont vu une bureaucratie privilégiée se constituer, et ils étaient contre parce que ce n’était pas ce pourquoi ils avaient combattu.

Ma mère [Maria Dovzhik] [5], qui avait été un membre du soviet de Moscou, a quitté le parti en 1922 parce qu’elle avait déjà vu cette bureaucratie apparaître après 1919. Elle était une violoniste douée et ils voulaient qu’elle rejoigne l’orchestre du Bolchoï à Moscou. Elle m’a dit plus tard qu’elle avait vu l’élite du Parti au théâtre à l’époque de la NEP [6] – somptueusement vêtus, tout comme sous le tsar. C’était essentiellement une nouvelle classe qui a émergé. L’Opposition de gauche s’est opposée à ces privilèges sociaux.  

WSWS : Quels sont vos souvenirs des années 1930?

Yuri Primakov : Ni ma mère ni moi n’avons été réprimés. Le frère de mon père, Vladimir Markovich, a été expulsé du Parti. Il a péri lors de la Deuxième Guerre mondiale, en 1941. Son autre frère, Boris, qui était aussi un bolchevik, a été arrêté et envoyé dans les camps. Il s’est porté volontaire pour la guerre et est mort en 1944. Leur mère, Varvara Nikolaïevna, fut envoyée en exil dans l’Oural, où elle a vécu avec son plus jeune fils Evgeny.

Le charnier dans lequel Primakov et d'autres membres dirigeants du Parti bolchevik, des membres du Comintern, et des intellectuels ont été enterrés dans le cimetière de Donskoï à Moscou

Les années 1930 ont été une période très dure. C’est sans doute difficile à imaginer pour quelqu’un qui n’en a pas fait l’expérience. D’une part, vous aviez une floraison de la culture, du cinéma et de la littérature soviétiques, et la machine de propagande du Kremlin ayant très bien fonctionné en Occident, tout le monde pensait que les choses allaient très bien en Union soviétique. D’autre part, il y avait non seulement le pacte Molotov-Ribbentrop, mais aussi les camps de travail, la répression et les exécutions de masse. Mais, ce qui était le pire, c’était l’insécurité absolue de l'avenir. Il n’y avait pas de régularité [zakonomernost] dans quoi que ce soit. Les gens ne savaient pas ce qui allait se passer le soir même ou le lendemain.

Vous ne devez pas oublier qu’en plus de ces millions de personnes qui ont été tuées pendant les répressions, d’autres – les millions de membres des familles et amis de ces gens – ont tous été affectés. Et ce n’était pas seulement les leaders de la Guerre civile qui ont été tués. Environ la moitié du pays a été mobilisé dans l’Armée rouge, et tous ceux qui ont eu des rapports avec ses dirigeants sont ainsi devenus des «ennemis du peuple».

Mikhail Toukhatchevski

Primakov est enterré dans une fosse commune avec quelque 250 autres personnes. Ils ont tout simplement jeté leurs corps dans le sol et les ont recouverts de sable. De 100 à 150 d’entre eux étaient de l’Internationale communiste. Staline a tué presque toute la direction de l’Internationale communiste.

Les dirigeants assassinés de la Guerre civile – Primakov, Toukhatchevski [7], Yakir [8], et tous les autres – en fait n’avaient pas de tombes au cimetière jusqu’à ce que j’en fasse préparer quelques-unes en 2003 au cimetière de Donskoï à Moscou. Les généraux de l’Armée blanche comme Denikine sont aussi enterrés près du monastère de Donskoï. Quand je suis allé sur la tombe de mon père avec ma famille, ma petite-fille a pointé la tombe majestueuse de Denikine et m’a demandé: «Pourquoi ont-ils de si grands tombeaux et pas nous?» Je ne savais pas quoi lui dire. . .

Leur assassinat en 1937 a privé l’Armée rouge de ses dirigeants les plus importants. Qui d’autre dans l’histoire un gouvernement a-t-il tué ses propres chefs militaires à la veille d’une guerre majeure? Hitler savait tout cela, bien sûr, quand il a signé le pacte et il était ravi. C’était comme un conte de fées pour lui.

Iona Yakir

Je suis absolument convaincu que, sans Staline, Hitler n’aurait jamais pu accéder au pouvoir. Après tout, les communistes, les sociaux-démocrates et les trotskystes étaient tous contre le Parti nazi (NSDAP). S’ils avaient formé un front uni, Hitler ne serait jamais venu au pouvoir. Mais Staline a effectivement empêché cela.

Et puis il a fait le pacte Molotov-Ribbentrop avec «camarade Hitler» [en août 1939]. Au cours de cette même période, le film Alexandre Nevski, de même que d’autres films et livres avec de fortes connotations nationalistes sont sortis. [9] Des généraux tsaristes comme Koutouzov [10] et Souvorov [11] ont été glorifiés, alors que les héros de la Guerre civile étaient de moins en moins mentionnés.

Quand j’allais à l’école, nous apprenions encore des chants révolutionnaires. Beaucoup d’entre eux étaient allemands, puisque tout le monde espérait une révolution en Allemagne. Nous étions toujours élevés dans l’esprit de l’internationalisme. J’ai aussi appris l’allemand à l’école et j’ai été choqué quand notre professeur nous a dit à l’automne 1939, peu de temps après que le pacte ait été signé: «Der deutsche Führer ist Adolf Hitler, und unser Führer ist Genosse Stalin.» [«Le Führer allemand est Adolf Hitler, et notre Führer est camarade Staline.»]

Au cours de la bataille de Stalingrad, de 1941 à 1943, un comité antifasciste soviétique distribuait des tracts de propagande parmi les soldats allemands. C’était très important. Mais dès que l’Armée rouge a remporté la bataille de Stalingrad et a commencé à faire des progrès, cette politique a été abandonnée. Jusqu’en 1943, la propagande nationaliste a été atténuée parce qu’ils avaient besoin que tout le monde se batte dans l’Armée rouge et pour la défense de l’Union soviétique. Mais une fois le danger imminent passé, ils ont changé la propagande et seulement parlé d’une guerre des «Russes contre les Allemands».

WSWS : Comment avez-vous vécu la guerre?

Yuri Primakov: Je suis allé en Bachkirie, [alors une république autonome dans le sud-est de l’Union soviétique] avec ma mère en 1941. En 1942, nous sommes allés à Moscou. J’ai alors commencé à travailler dans un établissement médical. Des soldats qui avaient été blessés au front m’ont raconté comment ils étaient mal équipés. J’ai aussi rencontré une partisane de Biélorussie, une paysanne. Je lui ai demandé pourquoi elle était devenue partisane, et elle m’a répondu, les larmes aux yeux: «Comment aurais-je pu faire autrement? Les Allemands ont tué toute ma famille devant moi! J’ai tout juste réussi à m’enfuir et survivre!»

Les partisans ont joué un rôle très important dans la défense de l’Union soviétique. Pourtant, eux aussi, étaient à peine préparés et équipés. Une école de partisans avait été créée au milieu des années 1930 et elle était dirigée par Primakov. Elle donnait d’excellents cours pour préparer les gens au combat de partisan. Après l’affaire Toukhatchevski en 1937, cette académie a été dissoute. Donc, plus personne ne préparait la population pour ce qui s’en venait.

Je pense que la pire chose que Staline a fait est d’avoir discrédité les idées du socialisme et du communisme. Les gens des autres pays qui regardaient l’URSS pouvaient penser: «Eh bien, c’était donc cela le but de la Révolution d’Octobre? Mettre une nomenklatura au pouvoir?» Je crains que cette expérience rende encore plus difficile la résolution des inégalités sociales au XXIe siècle.

Le «pourquoi» est toujours la question la plus importante pour tout historien. Je me demande toujours pourquoi Staline a fait ce qu’il a fait? Quelles sont les lois [zakonomernost] qui le poussaient? D’un point de vue logique, ses décisions n’ont souvent aucun sens du tout et il n’a jamais été prêt à assumer la responsabilité de ses gestes. Tout ce qu’il a fait a finalement été dirigé contre les intérêts du peuple et les objectifs de la révolution.

Je pense que Plekhanov et Martov, qui avaient dit que la Russie n’était pas prête pour une révolution socialiste, avaient finalement raison. [12] La psychologie des gens est un facteur important et, malheureusement, elle ne change que très, très lentement. Et le temps de la révolution mondiale sur lequel Lénine et Trotsky comptaient tant n’était apparemment pas encore arrivé.

Ce qui me dérange le plus, c’est que les gens n’ont pas appris des leçons du XXe siècle. Ces leçons montrent notamment que les problèmes ne peuvent être résolus que si les gens du monde entier collaborent. L’expérience de l’URSS est, à mon avis, la leçon la plus importante pour les peuples du monde entier.

Il est très, très difficile d’étudier l’histoire sérieusement et de comprendre pourquoi tout s’est passé ainsi. Établir la vérité historique est la tâche la plus importante aujourd’hui. Les gens en Russie ont oublié leur propre histoire. Mais l’histoire ne disparaît pas. Et elle doit être comprise si on veut que quelque chose change pour le mieux.

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Notes :

1. Simon Vasylyovych Petlioura (1879-1926) est un nationaliste ukrainien menant la lutte pour l’indépendance nationale ukrainienne contre le gouvernement soviétique de Petrograd en 1918-1920 et l’Armée blanche. En 1920, il conclut un traité avec la Pologne de Pilsudski et forge une alliance militaire contre la Russie soviétique. Cependant, en octobre 1920, la Pologne est contrainte de signer un armistice avec le gouvernement soviétique. À la fin de novembre, l’Armée rouge défait l’armée ukrainienne de Petlioura. [Retour au texte]

2. Anton Ivanovich Denikine (1872-1947) est un général tsariste complotant avec Kornilov lors de sa tentative de coup d’État contre le gouvernement provisoire de Kerensky en août 1917. Il devient ensuite l’un des principaux commandants de l’Armée Blanche pendant la Guerre civile. [Retour au texte]

3. Jùzef Pilsudski (1867-1935), autrefois une figure de premier plan dans le Parti socialiste polonais, est le chef d’État polonais de 1918 à 1922 et dictateur de la Deuxième République de Pologne de 1926 à 1935. Sous sa direction politique, la Pologne soutient les puissances centrales, à savoir, l’Allemagne et l’Empire austro-hongrois, pendant la Première Guerre mondiale, et devient plus tard le fer de lance de la lutte des puissances occidentales contre le gouvernement soviétique pendant la Guerre civile. [Retour au texte]

4. Primakov est en Chine en 1925-1926 pour aider à construire l’Armée nationale révolutionnaire chinoise. De 1927 à 1929, il est en Afghanistan. [Retour au texte]

5. Maria Aronovna Dovzhik (1897-1990) est la seconde épouse de Vitaly Primakov. Elle est membre du Parti bolchevik de 1919 à 1922. [Retour au texte]

6. La NEP (Nouvelle politique économique), mise en place sous Lénine, dure de 1921 à 1928. Les effets combinés de l’arriération économique de l’Union soviétique et du retard de la révolution mondiale contraignent le gouvernement soviétique à prendre des mesures limitées en faveur du marché pour développer l’industrie et combler l’immense fossé entre les villes et la campagne. [Retour au texte]

7. Mikhaïl Nikolaïevitch Toukhatchevski (1893-1937) est l’un des plus grands chefs militaires de la Guerre civile. De 1925 à 1928, il est le commandant en chef de l’Armée rouge. En 1935, il devient maréchal de l’Union soviétique. Il est arrêté à la fin mai 1937 et est l’un des principaux accusés dans la soi-disant «Affaire de l’Organisation militaire antisoviétique trotskyste». Toukhatchevski est abattu en juin 1937 et réhabilité en 1957. [Retour au texte]

8. Iona Emmanuilovich Yakir (1896-1937), membre du Parti bolchevik dès 1917, connaît la gloire comme l’un des plus braves commandants militaires de la Guerre civile. Il joue un rôle majeur dans les réformes de l’Armée Rouge pendant les années 1920 et 1930 et est à la tête pendant longtemps de la région militaire de Kiev, l’un des postes les plus importants dans l’Armée rouge. Il est abattu en juin 1937 après le procès de l’«Affaire de l’Organisation militaire antisoviétique trotskyste». Après son exécution, sa femme est arrêtée et tuée. Son fils de 14 ans est arrêté et passe plusieurs années en prison. Yakir est réhabilité en 1957. [Retour au texte]

9. Le film Alexandre Nevski du réalisateur Sergeï Eisenstein représente la tentative d’invasion de Novgorod par les chevaliers teutoniques du Saint Empire romain germanique au XIIIe siècle et leur défaite aux mains d’Alexandre Nevski. Le film a beaucoup de connotations anti-allemandes et est tourné à la demande du gouvernement soviétique. Il est diffusé en 1938 et devient l’un des plus grands succès de l’histoire du cinéma soviétique. Après le pacte avec l’Allemagne nazie en 1939, la projection du film est temporairement interrompue. Elle reprend après l’attaque fasciste contre l’Union soviétique en juin 1941 dans le cadre d’une campagne qui dépeint le conflit avec les nazis comme une guerre entre Allemands et Russes. [Retour au texte]

10. Mikhaïl Illarionovitch Golenichtchev-Koutouzov (1745-1813) est un général de l’Armée tsariste de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle. Il est surtout connu pour son rôle dans les guerres russo-turques et la guerre napoléonienne. Le régime stalinien faisant dès le début une analogie entre l’assaut des armées fascistes et l’invasion de la Russie par Napoléon, Koutouzov, en tant que commandant à la bataille de Borodino, lieu où les troupes françaises sont effectivement battues, devient l’une des figures les plus célébrées d’alors. [Retour au texte]

11. Alexandre Vassilievitch Souvorov (1729/1730-1800) est un général russe du XVIIIe siècle. Il prend part aux guerres russo-turques et à la répression sanglante de l’insurrection polonaise en 1794. [Retour au texte]

12. Georgy Valentinovich Plekhanov (1856-1918), le «père du marxisme russe» et auteur de nombreux écrits marxistes en circulation, est un menchevik de 1903. Lui et Julius Martov (1873-1923), un autre célèbre menchevik, s’opposent à la révolution de la classe ouvrière en Russie, en soutenant que le pays n’est pas économiquement «mûr» pour une révolution socialiste et qu’il doit d’abord passer par une étape de développement capitaliste démocratique-bourgeois. [Retour au texte]