Le professeur Stuart Rees, ancien directeur de la Sydney Peace Foundation, demande la liberté pour Assange

Par Le professeur Stuart Rees
11 juin 2018

Le professeur Stuart Rees, est un universitaire à la retraite, auteur, et défenseur des droits de l’homme et des libertés civiles. Il a fondé la Sydney Peace Foundation à l’Université de Sydney en 1998. En 2011, la Foundation a décerné son plus grand honneur, sa médaille d’or pour la paix et la justice, à Julian Assange, éditeur de WikiLeaks.

En annonçant le prix, le professeur Rees a déclaré : « Le travail d’Assange s’inscrit dans la tradition des Droits de l’hommede Thomas Paineet des Pentagon Papers de Daniel Ellsberg, tradition qui remet en cause l’ancien ordre du pouvoir en politique et en journalisme. Assange a défendu le droit des gens à l’information et a remis en question la tradition séculaire selon laquelle les gouvernements ont le droit de garder le public dans un état d’ignorance. Dans les cas de Paine, Ellsberg et Assange, ceux qui étaient au pouvoir se sont empressés de faire taire leurs critiques, allant jusqu’à entraver le bon fonctionnement de la justice. »

Le professeur Rees a publié la déclaration suivante approuvant les manifestations et les vigies qui ont été organisées pour réclamer la liberté d’Assange.

Déclaration du Professeur Stuart Rees

Le professeur Stuart Rees

Julian Assange a travaillé sans relâche pour soutenir la liberté d’expression et dénoncer les abus de pouvoir de la part de gouvernements tels que celui des États-Unis et des institutions étatiques telles que celles qui représentent la « justice » britannique et suédoise.

En revanche, les abuseurs éhontés du pouvoir ont décidé de garantir qu’il n’y aurait pas de liberté pour Julian s’il quittait son refuge à l’ambassade équatorienne à Londres. Des gouvernements lâches, comme celui de l’Australie, sont complices par leur indifférence à l’égard de l’un des droits fondamentaux de leurs citoyens.

La campagne pour libérer Julian Assange est attendue depuis longtemps mais mérite d’être rapidement couronnée de succès. À moins que cela n’arrive, il semblerait qu’une culture politique inhumaine continuera à vivre avec le pouvoir violent, tyrannique et militariste des nations qui n’aiment pas que leurs abus soient révélés.

Je suis reconnaissant aux organisateurs de cette campagne et je la soutiens sans réserve.

Dr Stuart Rees AM

Professeur émérite de l’Université de Sydney

Ancien directeur de la Sydney Peace Foundation

(Article paru en anglais le 9 juin 2018)