Le PES tiendra une réunion publique au Canada pour exiger la liberté de Julian Assange

Par le Parti de l’égalité socialiste (Canada)
23 janvier 2020

Le Parti de l'égalité socialiste (Canada) tiendra une réunion publique à Montréal le dimanche 2 février pour lutter pour la libération du fondateur de Wikileaks, Julian Assange. (Les détails de la réunion sont au bas de l’article.)

Nous exhortons tous les lecteurs et défenseurs des droits démocratiques du WSWS du sud-ouest du Québec et de l'est de l'Ontario à planifier leur participation à cette importante réunion.

Assange est sous la menace imminente d'être extradé illégalement aux États-Unis, où il fait face à de fausses accusations en vertu de la Loi sur l'espionnage et à la menace d'une peine de 175 ans de prison. Des dizaines de médecins ont fait la mise en garde que si Assange n'est pas libéré de prison pour recevoir des soins médicaux pour les séquelles engendrées par des années de torture psychologique aux mains du gouvernement britannique – qui l'a maintenu en résidence surveillée à l'ambassade de l'Équateur pendant des années, et l'a maintenant emprisonné dans un prison infernale à sécurité maximale – il pourrait mourir.

La défense d'Assange est un élément essentiel de la lutte mondiale pour défendre les droits démocratiques et s'opposer à la guerre. Il est détenu à la prison de Belmarsh aux côtés de meurtriers condamnés parce qu'il a cherché à informer les travailleurs du monde entier des crimes commis par l'impérialisme américain et ses alliés. Il s'agit notamment du massacre de civils innocents, comme le montre la vidéo notoire «Collateral Murder» publiée par WikiLeaks.

L'élite dirigeante capitaliste est déterminée à faire des exemples d'Assange et de Chelsea Manning, la courageuse dénonciatrice qui est détenue dans une prison américaine depuis mars dernier parce qu'elle a refusé de témoigner contre Assange dans une procédure de grand jury truquée. Leur objectif est d'intimider l'opposition populaire à l'autoritarisme et à la guerre, et de détruire les droits démocratiques.

Le Canada, contrairement aux gouvernements américain, britannique et australien, ne participe pas directement à la persécution d'Assange. Mais toute l'élite dirigeante canadienne est complice de ce crime historique.

Aucun de ses partis, dont les néo-démocrates, les verts et Québec solidaire, n'a dénoncé, et encore moins cherché à mobiliser l'opposition populaire, contre la persécution d'Assange.

Au lieu de cela, les soi-disant partis de «gauche» et «progressistes» font la promotion de Justin Trudeau comme représentant une «solution» aux conservateurs, même si son gouvernement libéral intègre de plus en plus le Canada dans les offensives stratégiques militaires et les opérations de changement de régime de Washington dans le monde, y compris contre l’Iran au Moyen-Orient.

Le Canada a été un allié clé dans les guerres d'agression menées par les États-Unis au cours du dernier quart de siècle. Il porte donc la responsabilité des crimes de guerre et des ravages que ces guerres ont infligés à des sociétés entières, de l'Afghanistan à la Libye, en passant par la Syrie et l'Irak. Les agences d'espionnage du Canada collaborent étroitement avec l'Agence américaine de sécurité nationale (NSA), qui a dirigé la création d'un réseau mondial de surveillance qui cible l'ensemble de la population.

Avant l'audience d'extradition d'Assange le 24 février, il est essentiel que les travailleurs, les jeunes et les professionnels à travers le Canada élèvent leur voix pour sa défense et se joignent à la campagne mondiale grandissante pour gagner sa liberté et celle de Chelsea Manning.

La réunion de Montréal fait partie de la campagne mondiale menée par le World Socialist Web Site pour mobiliser la classe ouvrière et tous ceux qui veulent défendre les droits démocratiques en jeu dans la défense d'Assange. Elle amorcera des démarches pour élaborer une campagne pancanadienne pour gagner sa liberté, défendre les droits démocratiques et s'opposer à l'impérialisme canadien et à la guerre.

Non à la guerre et à l'assaut sur les droits démocratiques: Il faut défendre Julian Assange et Chelsea Manning!

Montréal

Dimanche 2 février, à 13h30
Centre St-Pierre, salle 201
1212 rue Panet (près de la station de métro Beaudry, sur la Ligne verte)