Lors du rassemblement électoral du Sozialistische Gleichheitspartei (SGP-Parti de l’égalité socialiste) le 15 août, dans le quartier berlinois de Wedding, Johannes Stern, rédacteur en chef de l'édition allemande du World Socialist Web Site et membre dirigeant du Sozialistische Gleichheitspartei, s'est exprimé contre la guerre en Ukraine et la condamnation du socialiste ukrainien Bogdan Syrotiuk, âgé de 27 ans, à 15 ans de prison. Nous publions ici la vidéo de son discours ainsi que sa transcription.
Chers camarades, chers amis,
Le 10 août, un tribunal ukrainien a condamné notre camarade Bogdan Syrotiuk à 15 ans de prison. Quinze ans! Et pour quoi? Ni pour l'espionnage. Ni pour le sabotage. Ni pour la transmission de secrets militaires. Ni pour la collaboration avec l'armée russe.
Bogdan a été condamné à 15 ans de prison pour six articles politiques.
Pour ses articles où il s'élevait contre la guerre, le fascisme et le nationalisme. Pour ses textes où il dénonçait la glorification de Stepan Bandera, de l'Organisation des nationalistes ukrainiens, de la division Waffen-SS «Galicie» et d'autres collaborateurs nazis en Ukraine. Et surtout, pour avoir plaidé en faveur de l'unité de la classe ouvrière russe et ukrainienne contre la guerre.
Le tribunal ne s'est pas contenté de prononcer une peine de 15 ans de prison. Il a également ordonné la confiscation de ses biens et de son matériel électronique, ainsi que la destruction de ses livres, tracts et documents programmatiques socialistes.
Nous devons comprendre clairement ce qui s'est passé ici.
Un État financé à hauteur de milliards par l'Allemagne, les États-Unis et les autres puissances de l'OTAN, et lourdement armé, a condamné un opposant socialiste à la guerre à 15 ans de prison et a ordonné la destruction de ses écrits politiques.
Il s'agit de persécution politique par les tribunaux. Il s'agit d'un procès spectacle. Ce sont les méthodes d'un régime fasciste.
Et ce verdict réduit à néant d'un seul coup toute la propagande avec laquelle la guerre en Ukraine nous a été vendue pendant plus de quatre ans.
On nous dit chaque jour que l'OTAN défend la «démocratie» et la «liberté» en Ukraine. Quelle farce!
L'Ukraine est sous loi martiale. Aucune élection n'est organisée. Les partis d'opposition sont interdits. Les tendances socialistes et de gauche sont persécutées. Le World Socialist Web Site a été bloqué en Ukraine le 6 juin 2024, six semaines seulement après l'arrestation de Bogdan. Des dizaines de milliers de personnes ont été poursuivies en vertu des lois très restrictives sur la «haute trahison» et la «collaboration».
Et maintenant, un tribunal ukrainien a officiellement déclaré que l'opposition socialiste à la guerre était un acte de haute trahison. Et c’est précisément pourquoi les médias allemands restent silencieux au sujet de Bogdan.Voilà la réalité qui se cache derrière la soi-disant «guerre pour la démocratie».
Où sont les gros titres du Spiegel? Où sont les commentaires du Süddeutsche Zeitung et du Frankfurter Allgemeine Zeitung? Où sont les émissions spéciales sur ARD et ZDF? Ils n'existent pas.
Et la raison est claire. L'affaire Bogdan met à nu toute la propagande de guerre officielle. Lorsqu'un opposant au régime de Poutine en Russie est emprisonné en raison de ses convictions politiques, les médias exploitent sans relâche l'affaire et l'utilisent à des fins de propagande de guerre.
Mais lorsqu'un socialiste ukrainien est condamné à 15 ans de prison pour des articles anti-guerre, c'est un silence assourdissant. Car en parler soulèverait une question évidente: quel genre de «démocratie» le gouvernement allemand défend-il réellement avec des chars, des missiles et des milliards d'euros ?
Bogdan a 27 ans. Il est un membre dirigeant de la Jeune Garde bolchevique-léniniste, une organisation de jeunesse trotskyste de l'ancienne Union soviétique. Et ses véritables convictions politiques démontrent le caractère frauduleux des accusations.
Bogdan n'est pas un partisan de Poutine. Lui et la Jeune Garde s'opposèrent à l'invasion russe de l'Ukraine dès le début. Ils ont expliqué que le régime de Poutine représente les intérêts de l'oligarchie russe issue de la dissolution stalinienne de l'Union soviétique et de la restauration du capitalisme.
Mais Bogdan a également expliqué: s'opposer à l'invasion russe ne signifie pas se rallier à l'OTAN, à Washington, à Berlin et au régime de Zelensky, qui a systématiquement provoqué cette invasion.
Son point de vue est le suivant: contre Poutine et contre les impérialistes de l’OTAN! Pour l’unité des travailleurs russes et ukrainiens! Pour le socialisme international!
Voilà son «crime». C’est précisément cette perspective que le verdict cherche à criminaliser. On ne saurait trop insister sur l'absurdité de cette procédure.
Une évaluation indépendante réalisée par un éminent criminologue ukrainien a conclu que les textes de Bogdan ne contenaient aucune propagande en faveur de l'invasion russe. Le tribunal a ensuite commandé un autre rapport d'expert. Mais ce rapport n'a lui non plus relevé aucun appel au renversement du gouvernement, aucun appel à la prise du pouvoir, aucun acte subversif et aucune demande de modification des frontières de l'Ukraine.
Et Bogdan a quand même été condamné. Pourquoi? Parce que ce procès n'a jamais porté sur une infraction pénale. Il s'agit de pensées et de convictions politiques. Le verdict lui-même évoque les prétendues «conséquences socialement dangereuses» de ses positions politiques.
Qu'est-ce qui, dans la position de Bogdan, est si dangereux du point de vue de l'oligarchie ukrainienne et de ses soutiens impérialistes? Qu'il ne souhaite pas voir des travailleurs russes et ukrainiens mourir les uns à côté des autres dans les tranchées. Il déclare: vous n'avez aucune raison de vous entretuer! Vos ennemis ne sont pas ceux qui se trouvent dans la tranchée d'en face. Vos ennemis sont les oligarques et les capitalistes des deux camps, les gouvernements et les entreprises impérialistes qui mènent cette guerre pour leurs propres intérêts. Travailleurs russes et ukrainiens: unissez-vous!
Voilà le message que redoutent les classes dirigeantes. Et ils ont toutes les raisons de le craindre.
Des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes Russes et Ukrainiens ont déjà été tués ou mutilés. Des millions de personnes ont été déplacées. En Ukraine, un nombre croissant de jeunes hommes sont enrôlés de force dans l'armée.
L'affirmation selon laquelle l'ensemble de la population ukrainienne soutient la poursuite de la guerre est fausse. Depuis 2022, plus de 300.000 poursuites pénales ont été engagées contre des soldats pour désertion ou absence non autorisée. En 2025, une nette majorité d'Ukrainiens, interrogés par Gallup, estimaient qu'une fin de la guerre devait être obtenue par la négociation. Plus la catastrophe de la guerre s'aggrave et plus l'opposition grandit, plus elle est réprimée brutalement.
Au même moment, les puissances de l'OTAN intensifient davantage la guerre. Lors du sommet de l'OTAN à Ankara en juillet, les États membres se sont engagés à fournir 70 milliards d'euros d'équipements militaires, de soutien et de formation à l'Ukraine cette année. Parallèlement, l'OTAN renforce ses capacités de «frappes de précision en profondeur», c'est-à-dire des attaques de précision à longue portée menées en profondeur sur le territoire russe.
Autrement dit, alors que le nombre de morts ukrainiens et russes ne cesse d'augmenter, aucune solution à la catastrophe n'est recherchée. La guerre s'étend, faisant planer le risque d'une escalade nucléaire qui pourrait anéantir toute l'Europe, voire la planète entière. Et l'impérialisme allemand y joue un rôle de premier plan.
Nous l'affirmons en toute conscience et avec la rigueur historique nécessaire: pour la troisième fois en un peu plus d'un siècle, l'impérialisme allemand pointe ses armes vers l'est, contre la Russie. Durant la Première Guerre mondiale, l'Empire allemand chercha à placer l'Europe de l'Est et une grande partie de ce qui était alors l'Empire russe sous son contrôle.
La seconde tentative fut la guerre d'anéantissement menée par Hitler contre l'Union soviétique. Le 22 juin 1941, l'opération Barbarossa débuta. L'impérialisme allemand cherchait à anéantir l'Union soviétique, à coloniser son territoire, à piller ses matières premières et à réduire en esclavage et exterminer sa population.
L'invasion allemande a conduit à l'Holocauste, et au moins 27 millions de citoyens soviétiques ont payé de leur vie cette guerre d'anéantissement. Et aujourd'hui, 85 ans plus tard, des chars et des soldats allemands se tiennent à nouveau à la frontière de la Russie.
Le jour du 85e anniversaire de l'invasion allemande de l'Union soviétique, comble de l'ironie, le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a rendu visite à la brigade de la Bundeswehr en Lituanie.
La 45e brigade blindée est en cours de constitution sur place. Elle comptera près de 5000 soldats et employés civils. Il s'agit du premier déploiement permanent d'une unité de combat allemande à l'étranger depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Lors de l'exercice auquel Pistorius a participé, près de 3000 soldats de huit pays de l'OTAN se sont entraînés avec des chars, de l'artillerie et des centaines de drones, à quelques kilomètres seulement du Bélarus et à proximité immédiate de la Russie.
Ce n'est pas une coïncidence. La classe dirigeante allemande instrumentalise la guerre en Ukraine pour se libérer de toutes les contraintes qui lui ont été imposées après les crimes de la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement allemand parle désormais assez ouvertement de rendre l'Allemagne à nouveau «prête pour la guerre». Et elle met en œuvre cette politique à une vitesse qui aurait été inimaginable il y a encore quelques années.
Le budget ordinaire du ministère de la Défense passe de 82,7 milliards d'euros à 109,7 milliards d'euros en un an, soit une hausse de 32,7 pour cent. À ce montant s'ajoutent 30 milliards d'euros provenant du fonds spécial pour la Bundeswehr et 11,6 milliards d'euros destinés à l'aide à l'Ukraine. Ces trois postes budgétaires représentent à eux seuls 151,3 milliards d'euros.
Et ce n'est qu'un début. Selon le plan financier adopté par le gouvernement, le budget ordinaire de la défense atteindra à lui seul 153,9 milliards d'euros en 2028, 162,9 milliards d'euros en 2029 et 183,7 milliards d'euros en 2030. Par rapport à 2026, il aura plus que doublé en quatre ans.
Les États membres de l'OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses militaires et connexes à un total de cinq pour cent du produit intérieur brut, et le gouvernement allemand se vante d'être le plus dynamique dans ce domaine.
Depuis le début de cette année, le nouveau système de service militaire est en vigueur, ce qui équivaut de facto à la réintroduction de la conscription.
Les effectifs actifs de la Bundeswehr passeront à 260.000 soldats, tandis que les réservistes atteindront 200.000. Cela représente près d'un demi-million de soldats actifs et de réservistes. Pourquoi l'Allemagne a-t-elle besoin d'une armée de cette taille?
Pourquoi a-t-elle besoin de centaines de milliards pour des chars d'assaut, des missiles, des avions de chasse et des drones? Pourquoi les routes, les ponts et les réseaux ferroviaires sont-ils en train d’être adaptés aux besoins militaires? Pas pour la «paix». On ne constitue pas une armée de cette ampleur pour ne jamais l'utiliser.
La bourgeoisie allemande est de facto déjà en guerre contre la Russie, et elle prépare des guerres encore plus vastes. La guerre en Ukraine est un front central d'une troisième guerre mondiale déjà en cours, liée au redécoupage impérialiste du monde. Les mêmes gouvernements qui prétendent défendre la «démocratie» et les «droits de l'homme» en Ukraine soutiennent le génocide à Gaza.
Ils soutiennent l'offensive militaire américano-israélienne contre l'Iran. Ils s'arment contre la Chine. Ils augmentent les dépenses militaires de façon démesurée. Et qui est censé payer pour ça? La classe ouvrière.
Chaque milliard supplémentaire consacré aux chars et aux missiles est soustrait aux écoles, aux hôpitaux, au logement, aux retraites et aux salaires. C’est pourquoi cette politique de guerre et la dévastation sociale sont directement liées. C’est pourquoi la guerre et les atteintes aux droits démocratiques vont de pair.
La classe dirigeante sait que des millions de travailleurs et de jeunes ne sont pas prêts à mourir pour ses intérêts géopolitiques, sa soif de matières premières et de marchés, ses profits et ses prétentions au pouvoir.
C’est pourquoi le renforcement ne se fait pas uniquement à l’extérieur. L'appareil d'État se renforce également au niveau intérieur. Et c'est là que le cas de Bogdan acquiert toute sa portée internationale. Nous ne devons pas dire: cela ne concerne que l'Ukraine. Cela n'a rien à voir avec nous. Au contraire! Cela nous concerne directement.
Les tendances à l'autoritarisme, à la dictature et au fascisme se développent dans tous les pays capitalistes. La guerre à l'étranger exige la répression à l'intérieur du pays.
La classe ouvrière est censée payer le réarmement, sacrifier son niveau de vie et, finalement, envoyer ses enfants sur les champs de bataille.
Une telle politique ne peut être imposée démocratiquement. C’est précisément pour cette raison que l’on développe et renforce l’extrême droite. C’est précisément pour cette raison que les droits démocratiques sont restreints. C’est précisément pour cette raison que l’opposition socialiste est de plus en plus considérée comme extrémiste et dangereuse.
Et c’est pourquoi nous défendons Bogdan, et pas seulement par solidarité avec un prisonnier politique. En défendant Bogdan, nous défendons le droit de la classe ouvrière internationale à s'organiser contre la guerre. Nous défendons le droit de dire la vérité sur la guerre.
Nous défendons le droit d'appeler les travailleurs russes et ukrainiens à lutter ensemble contre leurs gouvernements. Et nous défendons et luttons pour la perspective socialiste pour laquelle Bogdan est emprisonné. Sa vie est directement en jeu.
Les conditions de détention en Ukraine sont catastrophiques. Le Comité des Nations Unies contre la torture a dénoncé la surpopulation carcérale, l'accès insuffisant à l'eau et à la nourriture, les soins médicaux insuffisants et l'augmentation du nombre de décès en détention.
Le Conseil de l'Europe a documenté des conditions pouvant constituer des traitements inhumains et dégradants.
Bogdan lui-même s'est vu refuser les soins médicaux nécessaires pendant une période prolongée. Il y a quelques jours seulement, 162 prisonniers ukrainiens, dont 92 prisonniers politiques, ont entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions de détention inhumaines, les mauvais traitements et la torture. Les détenus du centre de détention provisoire de Nikolaïev, où Bogdan est incarcéré, y ont également participé.
C’est pourquoi nous disons: quinze ans dans un tel système carcéral pourraient équivaloir à une condamnation à mort pour Bogdan. Nous ne devons pas laisser passer cela sous silence. Nous ne pouvons pas non plus laisser le sort de Bogdan entre les mains des gouvernements qui portent la responsabilité politique de sa persécution.
Que pouvons-nous attendre du gouvernement allemand? Il finance et arme le régime qui a emprisonné Bogdan! Il supprime toute mention de son cas! Il est lui-même à la tête du renforcement militaire contre la Russie!
La liberté de Bogdan doit être arrachée par un mouvement politique international venant d’en bas – par les travailleurs, les jeunes et les étudiants, par les artistes et les intellectuels et par tous ceux qui défendent les droits démocratiques.
Et c'est précisément le genre de mouvement que nous sommes en train de construire. La campagne internationale en faveur de Bogdan prend de l'ampleur. Des historiens, des intellectuels, des artistes, des ouvriers et des jeunes du monde entier ont commencé à protester contre ce verdict.
Nous devons maintenant amplifier massivement cette campagne. Signez la pétition pour la libération de Bogdan! Distribuez-le dans vos lieux de travail, écoles et universités. Parlez de son cas à vos collègues, vos amis et vos camarades de classe.
Exigez que les syndicats et les organisations adoptent des résolutions de protestation. Écrivez au tribunal de Pervomaisk et exigez que le verdict soit cassé et que Bogdan soit immédiatement libéré.
Diffusez notre livre, «La guerre en Ukraine et la lutte pour le socialisme: le cas de Bogdan Syrotiuk». Il relate le procès politique spectacle, présente les écrits de Bogdan et les convictions socialistes pour lesquelles il est persécuté.
Mais surtout: faites de la lutte pour la liberté de Bogdan une partie intégrante de la lutte contre la guerre!
C’est également l’objectif de notre campagne pour les élections du 20 septembre à la Chambre des représentants de Berlin.
Le Parti de l'égalité socialiste présente des candidats à cette élection car aucun des partis établis ne s'oppose à la guerre. La CDU et le SPD, en tant que partis au pouvoir actuellement, organisent le réarmement et l'offensive de guerre de l'impérialisme allemand. Les Verts comptent parmi les bellicistes les plus agressifs. L' AfD réclame un réarmement et un nationalisme extrêmes.
Le Parti de gauche (Die Linke) fait lui aussi partie de cette coalition de guerre. Il a soutenu les crédits de guerre au Bundesrat et se présente comme un pilier fiable de l'ordre établi.
Le SGP (Parti de l’égalité socialiste) est le seul parti présent sur le bulletin de vote berlinois à s'opposer, dans une perspective socialiste, à cette coalition multipartite favorable à la guerre, au réarmement et aux coupes sociales. Depuis le début de l'année, le nouveau système de service militaire est en vigueur, équivalant de facto au rétablissement de la conscription.
Notre campagne électorale se déroule sous le slogan: le socialisme plutôt que la guerre!
Et ce slogan n'est pas un slogan de campagne électorale. C'est la question politique centrale de notre époque. Le capitalisme est une fois de plus en train de plonger l'humanité dans une guerre mondiale.
Les guerres en Ukraine, à Gaza et au Moyen-Orient, la confrontation avec l'Iran, les préparatifs de guerre contre la Chine – tous ces conflits convergent vers une guerre mondiale.
Et cette fois, ce sont des puissances nucléaires qui s'affrontent. Le danger d'une catastrophe nucléaire est réel. Mais cette évolution n'est pas inévitable. Il existe une force sociale capable de l'empêcher. Il s'agit de la classe ouvrière internationale.
Les travailleurs berlinois n'ont aucun intérêt qui les oblige à tuer des travailleurs russes. Les travailleurs russes n'ont aucun intérêt qui les oblige à tuer des travailleurs ukrainiens. Les travailleurs ukrainiens n'ont aucun intérêt qui justifie qu'ils meurent comme chair à canon pour l'OTAN. Les travailleurs de tous les pays ont un ennemi commun: le système capitaliste, qui fait passer les profits, les marchés, les matières premières et le pouvoir géopolitique avant la vie humaine.
Et ils partagent un point de vue commun: l’internationalisme et le socialisme. C’est précisément ce pour quoi Bogdan se bat. C'est pourquoi il est en prison. Et c'est pourquoi le combat pour sa liberté est notre combat.
Nous lançons un appel aux travailleurs et aux jeunes:
Brisez le silence au sujet de Bogdan!
Exigez l'annulation du verdict!
Exigez sa libération immédiate!
Halte au réarmement allemand et à la guerre contre la Russie!
Pas un euro pour le militarisme et la guerre!
Construisons ensemble un puissant mouvement socialiste international contre la guerre au sein de la classe ouvrière!
Soutenez la campagne électorale du Parti de l'égalité socialiste!
Votez SGP le 20 septembre!
Participez!
Et luttez à nos côtés pour le programme pour lequel Bogdan est persécuté:
Pour l'unité de la classe ouvrière ukrainienne, russe, allemande et internationale!
Contre l'impérialisme et la guerre!
Pour le socialisme international!
Liberté pour Bogdan Syrotiuk!
(Article paru en anglais le 13 août 2026)
