Le millionnaire de Wall Street Jeff Zients dirige la politique meurtrière de Biden

Au moins 463 000 Américains sont maintenant morts du COVID-19 sous le gouvernement Biden, plus que sous Trump, et plus de 48 millions de personnes se sont trouvées infectées par le virus, également sous Biden. Selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), 1150 enfants ont succombé au virus aux États-Unis. La grande majorité d’entre eux ont trouvé la mort au cours de l’année dernière, car ce gouvernement a impitoyablement exigé des cours entièrement en présentiel dans toutes les écoles.

La vague continue du variant Omicron hautement infectieux, a officiellement contaminé près de 23 millions d’Américains depuis le 15 décembre, dont plus de 3,2 millions d’enfants. Les hospitalisations de COVID-19 atteignent maintenant des niveaux records, avec plus de 21 000 personnes hospitalisées avec le virus chaque jour, malgré la large disponibilité des vaccins. Au cours de la semaine dernière, le pays a enregistré en moyenne plus de 2000 décès par jour.

Lors d’une conférence de presse tenue le 19 janvier, la deuxième seulement depuis qu’il est devenu président, Biden a refusé de reconnaître cette horrible réalité ou le nombre incalculable de décès à venir en raison de la vague Omicron. Au lieu de cela, il a affirmé de manière absurde que des « progrès remarquables » se trouvaient accomplis dans la lutte contre la pandémie et que les États-Unis se trouvaient désormais dans une « meilleure situation ».

Au cours des deux derniers mois, depuis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a désigné Omicron comme un « variant préoccupant », un changement prononcé s’est opéré dans la réaction du gouvernement Biden à la pandémie. Avec le soutien total des grands médias, le gouvernement a abandonné toute prétention à chercher à minimiser les contaminations ou même à arrêter la pandémie par des mesures d’atténuation, avec une adoption de facto de la stratégie eugéniste d’« immunité collective » basée sur le fait de laisser le virus se répandre dans la société sans contrôle.

Outre Biden, le personnage le plus puissant responsable de ce changement et de la réponse globale des États-Unis à la pandémie est Jeff Zients, coordinateur de la réaction au coronavirus à la Maison-Blanche et conseiller du président. Zients apparaissait rarement à la télévision nationale. Il se trouvait rarement cité dans la presse écrite. Il est peut-être la personne la moins connue dont les actions ont dévasté des millions de familles de la classe ouvrière et de la classe moyenne aux États-Unis et à l’étranger pendant la pandémie.

Le coordinateur de la Maison-Blanche pour la Réaction au COVID-19, Jeff Zients est à gauche. Il prends la parole devant l’attachée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki, et le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, mardi 13 avril 2021, à Washington. (AP Photo/Patrick Semansky)

Bien qu’il soit investi du pouvoir d’utiliser le Defense Production Act, auparavant réservé au seul président, Zients a refusé jusqu’au mois dernier de fournir gratuitement à la population américaine des tests rapides, des masques de haute qualité et d’autres moyens de lutter contre la pandémie. Au lieu de cela, il a laissé le marché déterminer l’offre et les prix. Ces dernières semaines, il a finalement accepté de distribuer un nombre très limité de masques et de tests rapides, dont la plupart n’arriveront qu’après le pic de la vague d’Omicron.

Biden a nommé Zients à la tête de l’équipe de réaction du COVID, bien qu’il n’ait aucune expérience en médecine ou en santé publique. Zients est un financier et un profiteur de la pandémie. Il a bénéficié directement du renflouement de la loi CARES qui a gonflé la valeur de ses fonds d’investissement et de ses actions. La richesse personnelle de Zients a augmenté d’entre 10,4 millions et 28 millions de dollars rien qu’en 2020. Il possède la plus grande valeur nette de tous les fonctionnaires du gouvernement Biden, estimée entre 89,3 millions et 442,8 millions de dollars d’actifs. Cela comprend des fonds d’investissement, des propriétés immobilières et des actions en espèces.

Il représente le lien entre l’élite financière des entreprises et les « scientifiques de haut niveau », notamment la Dre Rochelle Walensky, la directrice du CDC, et le Dr Anthony Fauci. Au cours de l’année écoulée, Zients a été l’opposant le plus virulent aux mesures de confinement et a joué un rôle clé dans la levée des obligations de port du masque, des politiques antiscientifiques auxquelles les docteurs Walensky et Fauci donnent un vernis de légitimité.

Afin de comprendre les mesures catastrophiques du gouvernement Biden face à la pandémie, c’est nécessaire d’examiner le parcours et la carrière politique de l’homme qui opère discrètement au centre d’une telle campagne.

Jeffrey Zients: un produit de Bain & Company et du gouvernement Obama

Après avoir obtenu son diplôme de l’université Duke en 1988, Jeffrey Zients a commencé sa carrière au sein de la société de conseil en gestion Bain & Company, fondée en 1973 par William Bain. Tout au long de sa carrière, Zients a travaillé dans ce type de milieu de vautours capitalistes.

En 1984, Bain a fondé Bain Capital avec Mitt Romney, le candidat républicain à la présidence en 2012, qui comme Zients a commencé sa carrière chez Bain & Company. Bain Capital est une société de capital-investissement qui utilise des rachats par effet de levier pour acquérir des entreprises. Ensuite elle les endette soit les laisses en faillite soit les liquides totalement. Cela détruit des milliers d’emplois tout en générant des milliards de bénéfices pour les actionnaires.

Dans les années 1990, on a nommé Zients directeur de l’exploitation (1996-1998), directeur général (1998-2000) et président (2001-2004) de l’Advisory Board Company, ainsi que président d’une deuxième société, le Corporate Executive Board, de 2000 à 2001. Ces sociétés de conseil, fondées par le mentor de Zients, David G. Bradley, conseillent principalement les entreprises de soins de santé et les établissements d’enseignement sur la manière de réduire les coûts et d’augmenter les bénéfices. Bradley et Zients sont tous deux devenus multimillionnaires en introduisant leurs sociétés en bourse, la fortune de Zients étant alors estimée à 132 millions de dollars.

Zients a fait des dons généreux aux campagnes présidentielles démocrates de 2008 des candidats Barack Obama et Hillary Clinton. Bien qu’il n’ait aucune expérience préalable dans le gouvernement, Obama a nommé Zients au poste nouvellement créé de « Chef de la performance » (Chief Performance Officer)destiné à « réduire la bureaucratie ». Obama l’a nommé aussi au poste de directeur adjoint du « Bureau de la gestion et du budget pour la gestion » (Office of Management and Budget for Management – OMB).

Il est rapidement devenu directeur par intérim de l’OMB et a pris part aux attaques du gouvernement Obama contre les travailleurs fédéraux en 2010-2011. Dans ce rôle, il a imposé un gel des salaires à 2,1 millions de travailleurs fédéraux et réduisant les dépenses de Medicare et de sécurité sociale dans le budget de l’exercice 2014.

En octobre 2013, le gouvernement a chargé Zients d’essayer de réparer le lancement désastreux du site web healthcare.gov, pierre angulaire de la loi sur les soins abordables (ACA) du gouvernement Obama. L’ACA a été concocté par et pour les compagnies d’assurance et les entreprises américaines afin de réduire les coûts et d’augmenter les profits. En même temps on a réduit considérablement les prestations de santé offertes aux travailleurs. Tout en supervisant cette opération, Zients a conservé une position de propriétaire dans PSA Healthcare, ce que la Maison-Blanche a prétendu de manière douteuse ne pas être un conflit d’intérêts.

De 2014 à 2017, Zients a été le directeur du Conseil économique national (NEC), où il a agi comme « une sorte d’ambassadeur auprès de la communauté des affaires », selon le Wall Street Journal. Dans ce rôle, il s’est attiré les louanges des groupes de lobbying des entreprises et de la finance.

Selon l'article « Tous les amis du président : Accès politique et valeur de l'entreprise » (All the President's Friends : Political Access and Firm Value) de Jeffrey R. Brown et Jiekun Huang, il y a eu : « 2 286 réunions entre des dirigeants d'entreprise et des représentants du gouvernement fédéral à la Maison Blanche pendant la période allant de janvier 2009 à décembre 2015 ». Parmi ces visites, Zients est celui qui en a eu le plus, avec 103, soit un peu plus qu'Obama lui-même.

Comme de nombreux responsables du gouvernement Obama, lors de l’élection de Donald Trump en 2016, Zients est retourné dans le monde du capital financier. En 2017, il est devenu PDG de la holding d’investissement privée Cranemere Group qui, selon les termes du Washington Post, visait à devenir « un autre colosse de 500 milliards de dollars de Berkshire Hathaway-Warren Buffett ». En tant que PDG de Cranemere, Zients a perçu un salaire et un bonus combinés de 1,6 million de dollars.

En 2018, il a rejoint le conseil d’administration de Facebook et a présidé le comité d’audit et de surveillance des risques. Il a quitté le conseil d’administration en 2020 et a reçu au moins 100 000 dollars en espèces et environ 300 000 dollars d’actions Facebook au cours de ces deux années.

En novembre 2019, Zients a organisé une collecte de fonds pour Biden à son domicile, invitant plus de 30 anciens hauts responsables du gouvernement Obama. À l’été 2020, il a engagé la société de conseil en médias Saguaro Strategies pour nettoyer sa page Wikipédia du contenu le plus préjudiciable, alors qu’il s’impliquait davantage dans la campagne de Biden.

En octobre 2020, il est nommé dans l'équipe de transition de Biden, et le 7 décembre 2020, il est annoncé comme la nomination présumée au poste de coordinateur de la réaction au coronavirus et de conseiller du président.

La première année désastreuse de la réaction à la pandémie par Biden et Zients

Comme la nomination par Obama de Timothy Geithner au poste de secrétaire au Trésor en 2009 a signalé à l’élite financière que son rôle criminel dans l’effondrement financier de 2008 serait couvert. La nomination de Zients au poste de coordinateur de la réaction au coronavirus a indiqué à cette même oligarchie que ses intérêts continueraient à primer sur la santé publique pendant la pandémie de COVID-19. En fait, sa nomination était encore plus effrontée que celle de Geithner. Sa seule expérience en matière de soins de santé consistait à superviser des sociétés financières et de conseil qui ont profité de la réduction des services médicaux.

Après son élection en novembre 2020, Biden a annoncé la création d’un conseil consultatif sur la COVID-19, composé principalement de membres qui avaient une formation médicale. On a fait ce choix dans le but de donner au public la fausse impression qu’il mettrait en place une réaction fédérale substantielle à la pandémie, à l’opposé du gouvernement Trump. La posture de Biden selon laquelle il « suivrait la science » sur le COVID-19 a été le principal facteur de son élection. NPR (la Radio publique aux États-Unis) avait noté à l’époque que « de nombreux électeurs qui ont contribué à propulser Biden vers la présidence ont classé la pandémie comme le problème le plus important auquel les États-Unis sont confrontés. »

Dans les coulisses, cependant, on a élaboré des plans pour s’assurer que « rien ne changerait fondamentalement », comme Biden l’a secrètement dit à ses riches donateurs lors d’une soirée de collecte de fonds en 2019.

Dès l’investiture de Biden le 20 janvier 2021, on a rapidement dissous le conseil consultatif de COVID-19. Biden a déclaré deux jours plus tard : « Nous ne pouvons rien faire pour changer la trajectoire de la pandémie au cours des prochains mois ». On a remplacé le Conseil avec l’équipe de la Maison-Blanche chargée de la réaction au COVID-19. Zients était déjà à sa tête et la majorité des autres personnes nommées n’avait pas non plus de formation médicale.

En avril 2021, le Dr Anthony Fauci a décrit le rôle de Zients au McClatchy DC Bureau, en disant : « Vous avez généralement Jeff là comme l’entraîneur ou le chef d’orchestre de cet orchestre de personnes. »

En tant que « chef d’orchestre », Zients a exercé un immense contrôle sur les informations relatives à la pandémie et à la réaction globale de l’administration. Le 3 février 2021, Bloomberg a noté que « Zients et [son adjointe Natalie] Quillian gardent souvent un contrôle si étroit sur les informations. Le résultat est que les experts en santé qui informent le président ne disposent pas toujours des dernières données ou des derniers efforts, selon trois personnes familières avec les discussions internes. »

Aux côtés du chef de cabinet de Biden, Ron Klain, Zients a eu un accès plus étroit au Bureau ovale que toute autre figure du gouvernement. Il a été au courant de toutes les discussions de haut niveau sur la suppression des restrictions de sécurité liées à la COVID-19 par le CDC, allant de la levée des masques obligatoires à la récente réduction des directives d’isolement et de quarantaine qui a eu lieu après le lobbying de Delta Air Lines.

Des preuves existent qui indiquent que Zients est intervenu activement pour supprimer les mesures de sécurité. La directrice du CDC, la Dre Rochelle Walensky, a brusquement annoncé, le 13 mai 2021, que les personnes vaccinées pouvaient cesser de porter des masques. Deux jours après, le Washington Post a partagé que dans les semaines précédentes ce changement de politique désastreux, Zients s’est comporté de manière spéciale. Il avait « régulièrement interrogé les responsables de la santé sur le moment où les Américains vaccinés pouvaient retirer leurs masques en toute sécurité. »

Compte tenu de son rôle central dans la réaction à la pandémie, il est probable que Zients ait fait pression sur le CDC pour qu’ils adoptent cette mesure non scientifique, qui a rapidement incité presque tous les États à abandonner le port du masque obligatoire. De nombreux scientifiques de premier plan au sein du CDC et d’autres agences sanitaires se trouvaient choqués par cette décision, puisqu’on ne les a pas consultés à l’avance.

En novembre 2021, on a prouvé que Zients a joué un rôle direct en encourageant le gouverneur républicain du Vermont, Phil Scott, à ne pas rétablir le port obligatoire du masque dans tout l’État. C’était au moment où le variant Delta était à l’origine d’un nombre record d’infections dans cet État. Le 23 novembre, l’animatrice de la radio publique du Vermont, Jane Lindholm, a tweeté : « Scott fait référence au chef de la communication de la Maison-Blanche et au coordinateur de la réponse au coronavirus de la Maison-Blanche Jeff Zientz [sic]. On les a cités comme disant qu’ils ne pensent pas que des obligations étendues soient nécessaires. Il dit que sa position est allignée sur celle de la Maison-Blanche. »

Tous les mardis, Zients s’entretient avec les gouverneurs des États, dont la plupart ont également refusé de remettre en place les masques obligatoires. Même pendant la vague Omicron qui a porté les cas et les hospitalisations à des niveaux record. Non seulement ces politiques ne sont pas scientifiques, mais elles sont également impopulaires. Les sondages récents montrent que la majorité des Américains sont favorables au port obligatoire du masque.

Zients est le principal responsable de l’approche du gouvernement Biden, qui consiste à ne fournir que des vaccins, et qu’il n’a cessé de défendre au cours de l’année écoulée. Pendant ce temps, les États-Unis ont fourni le strict minimum de doses de vaccin au niveau international. Ils ont refusé d’annuler les droits de propriété intellectuelle des sociétés pharmaceutiques Pfizer et Moderna basées aux États-Unis. Cela, malgré le fait que le vaccin Moderna a été développé avec un financement direct du gouvernement américain.

Fondamentalement, Zients et le gouvernement Biden n’ont pas « suivi la science », mais plutôt ils ont « suivi l’argent ». Ils n’ont fait aucun effort pour vulgariser ou même expliquer la science de la transmission par voie aérienne. Les principaux scientifiques spécialistes des aérosols ont compris ceci et ils l’ont mis en évidence dès mars 2020. L’une des raisons les plus fondamentales est qu’en agissant ainsi, les entreprises et le gouvernement auraient la responsabilité de s’assurer qu’on rénove tous les espaces intérieurs avec des systèmes de filtration et de ventilation de haute qualité, mais ces derniers le considèrent comme trop coûteux.

Dès le jour de l’investiture de Biden, lui et Zients auraient pu utiliser la Loi sur la production de défense pour obliger les entreprises à fournir des ressources suffisantes pour protéger la population, tout en garantissant un soutien financier à l’ensemble des travailleurs et des petites entreprises pendant les confinements temporaires. Au lieu de cela, ce sont des politiques exactement opposées qui sont menées et les confinements sont totalement écartés parce qu’ils risquent d’entraîner un effondrement du marché boursier et empiétaient sur la capacité des entreprises à générer des bénéfices.

Le 15 décembre, au début de la poussée d’Omicron aux États-Unis, Zients a déclaré : « Nous sommes dans une situation très différente et plus forte qu’il y a un an. Et il n’y a pas besoin de se confiner ». Il a ajouté : « Nous savons comment garder nos enfants à l’école et nos entreprises ouvertes, et nous n’allons en aucun cas fermer notre économie. Nous allons garder nos écoles et nos entreprises ouvertes. »

Deux jours plus tard, Zients a réitéré cette position opposée au confinement en déclarant : « Nous avons l’intention de ne pas laisser Omicron perturber le travail et l’école des personnes vaccinées.» Il a menacé les personnes non vaccinées, en disant : « vous vous exposez à un hiver de maladies graves et de décès pour vous-mêmes, vos familles et les hôpitaux que vous pourriez bientôt submerger. »

Lors d’une conférence de presse vendredi dernier, jour où on avait détecté 801 343 Américains officiellement infectés par le COVID-19 et où 2858 sont morts du virus. Zients a minimisé la pandémie, déclarant que les États-Unis « se dirigent vers une époque où le COVID ne perturbera pas notre vie quotidienne, où le COVID ne sera pas une crise constante ». Il a prétendu à tort que « le président Biden et son gouvernement ont agi de manière très volontaire pour suivre la science ». Il a ajouté que : « nous avons les outils pour nous assurer que nous sommes en mesure de continuer à faire fonctionner les entreprises. Nous pouvons garder nos écoles ouvertes, tout comme nous l’avons fait à travers cette augmentation des cas. »

Quelles conclusions politiques faut-il en tirer ?

Parmi les scientifiques, et plus largement ceux qui se mobilisent pour lutter contre la pandémie et qui la suivent de près, on constate une prise de conscience croissante du rôle de Zients et des demandes de son départ afin qu’il soit remplacé par un expert en santé publique. La colère et la frustration qui animent ces appels sont pleinement justifiées ; Zients est un criminel et mérite d’être poursuivi pour son rôle dans la réaction homicide du gouvernement Biden à la pandémie.

Cependant, les actions de Zients ne reflètent pas seulement sa propre dépravation et son indifférence à l’égard de la vie humaine. Mais aussi, le caractère du Parti démocrate et des couches sociales de la classe moyenne supérieure et de l’oligarchie financière sur lesquelles il repose. Il est nécessaire de faire beaucoup plus que de simplement retirer Zients de sa position de pouvoir.

L’expérience de l’année dernière et le fait qu’un personnage tel que Zients ait pu rester à la tête de la campagne américaine à la pandémie — malgré plus de 463 000 décès sous son mandat — montrent clairement que les démocrates sont sous l’emprise de Wall Street et imperméables aux besoins de la classe ouvrière. Toutes les affirmations de Bernie Sanders et d’autres membres de la pseudo-gauche, selon lesquelles un gouvernement Biden serait progressiste et qu’on pourrait pousser les démocrates vers la gauche, se trouvent totalement démenties. Les appels à la classe dirigeante continueront à tomber dans l’oreille d’un sourd.

La lutte pour mettre fin à la pandémie nécessite le développement d’un mouvement de masse dans la classe ouvrière, luttant consciemment pour éliminer le COVID-19 à l’échelle mondiale. En consultation avec d’éminents scientifiques, le World Socialist Web Site a souligné que cet objectif pourrait être atteint par le déploiement simultané de toutes les mesures de santé publique disponibles, y compris les confinements temporaires remboursés, les tests en masse, la recherche systématique des contacts, l’isolement sûr des patients infectés et la mise en quarantaine des personnes exposées, un programme de vaccination gratuite coordonné à l’échelle mondiale, etc.

Cette stratégie d’élimination globale nécessite une attaque frontale contre l’oligarchie financière et le système de profit dans le monde entier. Selon le rapport d’Oxfam de cette année, intitulé « L’inégalité tue », les 10 hommes les plus riches du monde ont doublé leur fortune, tandis que les revenus des 99 pour cent les plus pauvres de la société ont chuté et que des millions de personnes se ont été tuées par le COVID-19. Rien qu’aux États-Unis, les milliardaires ont augmenté leur fortune de plus de 2210 millions de dollars jusqu’en octobre 2021.

La subordination nue de la santé publique à la richesse privée tout au long de la pandémie incarnée par la décision de Biden de mettre un multimillionnaire de Wall Street à la tête de son équipe COVID à la Maison-Blanche. Cela radicalise les masses de travailleurs et de jeunes du monde entier qui entrent de plus en plus dans la lutte pour arrêter la pandémie. La tâche cruciale est de développer une direction socialiste révolutionnaire au sein de la classe ouvrière pour informer et guider ce mouvement de masse émergent afin de mener à bien la réorganisation socialiste de la société.

(Article paru d’abord en anglais le 27 janvier 2022)

Loading