Le président américain Joe Biden a récemment conclu un voyage de quatre jours en Irlande pour marquer le 25e anniversaire de l'accord du Vendredi Saint. Censé contenir « les Troubles» entre protestants et catholiques, cet accord codifie et perpétue en fait la division sectaire de la région, pour mieux diviser et exploiter sa classe ouvrière.
L'accord se désintègre à présent sous la pression de cliques politiques sectaires et nationales soutenues de diverses manières par les classes dirigeantes britanniques, européennes, américaines et irlandaises, un résultat prédit par le World Socialist Web Site (article en anglais) il y a 25 ans. Il semble que même la Maison Blanche n’avait qu’un faible espoirque les efforts de Biden puissent « réparer les relations entre le Royaume-Uni et l'UE », car son « temps en Irlande du Nord a été aussi court que possible » – seulement 15 heures le 12 avril, selon une information, dont il a passé la meilleure moitié au lit. Biden a passé la plupart de son temps de l'autre côté de la frontière de l'île divisée, en République d'Irlande.
Là non plus, il n’y avait pas grand chose à faire. Outre la tentative en cours d'entraîner ce peuple traditionnellement anti-impérialiste dans la machine de guerre de l'OTAN, le but de la tournée, comme cela a été largement reconnu dans les médias américains, était de préparer l'opinion publique à l'annonce de la réélection de Biden en 2024. Plus précisément, le voyage visait à dépoussiérer les références de Biden en tant qu'homme du peuple, « le Joe, de Scranton », dont les racines de cols bleus en Pennsylvanie remontent à l'Irlande – en d'autres termes, à développer un contre-récit à sa réputation de « Sénateur de Du Pont », politicien de carrière du Delaware ayant passé un demi-siècle à Washington aux ordres des trusts.
Comme on pouvait s’y attendre, les médias américains ont joué leur rôle habituel. La presse a suivi le président à travers la campagne irlandaise faisant l’éloge de son « héritage d’immigré ». Le New York Times, en tête de peloton, a publié plusieurs publicités de campagne à peine déguisées dont une commençait en ces termes larmoyants:
Le président Biden a grimpé mercredi les escaliers en pierre d'un ancien château de la République d'Irlande et s'est arrêté pour regarder vers une mer d'Irlande gris fer, où son arrière-arrière-arrière-grand-père maternel a mis les voiles pour l'Amérique en 1849…
Dans une autre, on entendait presque les cornemuses résonant de vallon en vallon :
Devant la cathédrale Saint-Muredach sur les rives de la rivière Moy à Ballina, la ville d'où sont originaires ses parents irlandais ancestraux, le président Biden a puisé dans l'histoire de sa famille pour partager un message d'espoir et d'optimisme avec le peuple irlandais et le reste du monde – un message qui pourrait soutenir une dernière campagne présidentielle.
Et ainsi le président et la presse ont voyagé entre château et cathédrale, lançant des panégyriques au «rêve américain» sur la mobilité des immigrants que Biden est censé incarner. Pendant ce temps, en Amérique, des centaines de milliers d'immigrants restent emprisonnés dans des camps de concentration supervisés par Biden, un goulag caractérisé par la séparation forcée des parents et des enfants. La couverture du Times en Irlande a gardé un silence discret sur cet aspect de « l'expérience des immigrants américains ».
Le Times a également, prudemment, laissé de côté l'histoire réelle. Étudier vraiment l'expérience des immigrants irlandais, c'est en apprendre davantage sur l'oppression sociale et politique sous le capitalisme. C'est une histoire qui tend un miroir au présent, dans lequel Biden et les médias américains préféreraient ne pas regarder.
L'immigration, la migration – en bref, le mouvement de gens en masse – fait partie intégrante de toute l'histoire moderne. Au fond, il s'agit de l’histoire séculaire de la dépossession de la terre des pauvres de la campagne et de leur conversion au travail salarié, un résultat obtenu grâce à la pénétration du marché capitaliste et aux chocs qui en ont résulté comme la guerre, la famine, la dépression, et la maladie. C'est une histoire qui s'étend de la clôture des terres communes dans l'Angleterre du XVIIe siècle à la migration de 500 millions de paysans chinois de la ferme à la ville au cours des dernières décennies – en passant par les populations centre-américaines, caribéennes et à d'autres, emprisonnés aujourd'hui dans le tentaculaire « système de détention des migrants » américain.
L'Irlande occupe une place particulière dans cette histoire. Ce fut l'un des premiers pays à être colonisé (au début de l'histoire moderne) alors que l'Angleterre s'engageait sur la voie du développement capitaliste, à partir des années 1600, en particulier après l'Acte d'Union de 1800, qui imposa le « libre-échange » à l'Irlande, dévastant sa manufacture rurale et repositionnant le pays en tant que périphérie agricole de l'Angleterre, dominée par les grands propriétaires terriens. « L'Union a porté le coup mortel » à l'industrie irlandaise, a observé plus tard Marx.
Puis, dans les années 1840, l'Irlande a été parmi les premières nations à subir une famine moderne, c'est-à-dire une famine créée en grande partie par le marché et imposée par l'État. Cela a propulsé la première émigration massive du monde, provoquée par la crise, dont l'Amérique du Nord fut la principale destination. Pendant le mildiou de la pomme de terre des années 1840 et du début des années 1850, sur une population de plus de 8 millions d'habitants, un million d'Irlandais sont morts de faim et de maladie et deux millions ont émigré.
La pomme de terre, l'humble tubercule ayant déclenché le désastre irlandais, fut elle-même essentielle au stade primitif de l'accumulation capitaliste. Issue de la culture du Nouveau Monde, fortement cultivée dans l'empire inca des Andes, elle a été introduite en Europe par les conquérants espagnols. Les propriétaires terriens ont appris qu’elle pouvait remplir l’estomac des paysans et qu’ainsi on pouvait consacrer davantage de terres à la production agricole commerciale pour le marché capitaliste mondial émergent. Les paysans ont d'abord résisté à la cultiver, surtout en Russie, où des émeutes contre son introduction forcée eurent lieu en 1834 et encore au début des années 1840. Mais les petits exploitants et les métayers, comme en Irlande, ont commencé assez tôt à la cultiver, ce qui pouvait nourrir des familles tout en libérant des terres à des fins de marché.
Les Incas cultivèrent des milliers de variétés de pommes de terre. Mais la diversité génétique de la plante s'est rétrécie en Europe, et plus encore en Irlande, où quelques types, notamment le « lumper irlandais », dominaient. Ce manque de diversité a contribué à garantir qu’à l’arrivée en Irlande dans les années 1840 de la phytophthera infestans, le nom scientifique du champignon causant le mildiou, celle-ci a anéanti presque toute la récolte, menaçant de famine les paysans, les métayers et les ouvriers d'Irlande. Les pommes de terre pourrissaient dans leurs celliers et dans le sol.
Une voyageuse du Vermont en Irlande durant ces années, Asenath Nicholson, a rapporté des témoignages entendus de la part d'ouvriers irlandais sur « la malédiction » de la pomme de terre. Ils lui avaient dit que « le propriétaire voit que nous pouvons vivre et travailler dur [grâce aux pommes de terre], il nous écrase pour nos salaires, puis nous méprise parce que nous sommes ignorants et en loques ». Nicholson a capturé ce sentiment en vers :
Que le noir et l’ombre de la mort
maudissent ce jour où fut
la première pomme de terre plantée
en cette île verte de la mer
— “Shades of Ireland” (1850)
Comme toutes les famines qui ont suivi celle de l'Irlande, ce n'était pas seulement une catastrophe naturelle. Il y avait en fait beaucoup de nourriture. C'était simplement que les Irlandais pauvres ne pouvaient pas l’acheter. Parmi ceux qui sont morts de faim ou des maladies causées par la famine, la grande majorité étaient, comme l'a dit un historien, « les plus petits agriculteurs et ouvriers qui n'avaient pas le pouvoir d'achat pour commander des approvisionnements alimentaires alternatifs aux prix en vigueur ».
Alors que les pauvres mouraient de faim, l'Irlande continuait d'exporter de grandes quantités de nourriture, le meilleur étant destiné aux tables des aristocrates et des capitalistes anglais. En 1847, plus de 800 000 gallons de beurre et 9 992 veaux ont été exportés par la mer d'Irlande. Certains historiens, examinant les archives portuaires, pensent que les exportations alimentaires des ports irlandais ont en fait augmenté pendant la famine. Mais plutôt que de renvoyer la nourriture dans les campagnes et de la distribuer, l'armée britannique a été déployée pour protéger des affamés les entrepôts dans les ports.
Comme les immigrants d'aujourd'hui fuyant l'Amérique centrale vers El Norte, ou ceux fuyant l'Afrique à travers la Méditerranée vers l'Europe, les Irlandais ont été tenus responsables pour la crise qu’on leur avait infligée.
Sir Charles Trevelyan, qui a supervisé la réponse du gouvernement britannique à la famine, pensait que le problème découlait du « caractère du peuple » et s’inquiétait que l'aide les rendrait « habituellement dépendants du gouvernement ». Le Times de Londres considérait le mildiou de la pomme de terre comme « une bénédiction ». Cela aiderait les paysans irlandais à apprendre « la constance, la régularité et la persévérance ». Le Premier ministre britannique Peel a soupçonné « l'exagération et l'inexactitude » dans les informations faisant état de morts massives en provenance de l'île voisine.
De son côté, le prince George, duc de Cambridge, n'était pas inquiet. Il donna le conseil aux paysans irlandais que « des pommes de terre pourries et des algues, ou même de l'herbe, correctement mélangées, fournissaient une nourriture très saine et nutritive ». Après tout, dit-il en 1846, « les Irlandais pouvaient vivre de n'importe quoi ».
Le prince George, qui n'était pas connu pour sauter de nombreux repas, avait tort. Il y avait probablement 8,5 millions d'Irlandais avant la famine. La population, qui n’est toujours que de 7 millions, ne s'en est jamais remise. Des centaines de milliers d’entre eux ont émigré aux États-Unis sur des «navires cercueils», fréquemment touchés par le typhus, alors nommé «la fièvre des navires». Comme les Centre-américains traqués et arrêtés à la frontière américaine aujourd'hui, les Irlandais des années 1840 étaient des réfugiés.
En 1846, Peel a utilisé la famine comme motivation pour abroger les lois sur le blé qui avaient protégé la noblesse terrienne britannique de la concurrence étrangère, augmentant artificiellement le prix du pain. Cette mesure, une concession au mouvement chartiste de masse de la classe ouvrière, n'a apporté aucun soulagement à court terme aux Irlandais. Son résultat à plus long terme fut de garantir que la production irlandaise de céréales soit « maintenant privée du marché anglais, comme par l'Acte d'Union [elle avait été] privée du sien », appauvrissant davantage l' île.
L'exode des « émigrants et des exilés », comme l'historien Kerby Miller appelle la grande émigration irlandaise, a commencé avant la Famine, d'abord avec les protestants d'Ulster – appelés plus tard « Scots Irish » en anglais américain – et s'est poursuivi pendant des décennies après. Entre la Famine et la Grande Dépression, l'émigration « a prélevé plus de la moitié de chaque génération montante », écrit Patricia Lysagt. Parmi eux, évidemment, certains des ancêtres de Biden qui se sont installés à Scranton.
Aux États-Unis, les Irlandais arrivaient en-bas de l'échelle sociale. Des émeutes anti-catholiques sanglantes ont éclaté, notamment à Philadelphie en 1844, qui ne furent réprimées que par 1 000 miliciens de l'État. Les nouveaux arrivants furent également victimes du premier grand mouvement politique anti-immigré. C’était le Parti américain ou « Know-Nothing », qui obscurcit la question brûlante du travail de l'époque – l'esclavage – derrière la façade de la politique anti-immigrés, tout comme les politiciens d'aujourd'hui, démocrates comme républicains, qui emploient la politique anti-immigrés pour supprimer la réalité la plus fondamentale à laquelle sont confrontés les travailleurs aujourd'hui – que la classe ouvrière est une classe internationale, que le travail ne connaît pas de frontières.
Abraham Lincoln refusa de soutenir le Parti américain. En 1855, au sommet de la popularité du ‘nativisme’ (anti-immigré), il écrivit à Joshua Speed :
En tant que nation, nous avons commencé par déclarer que « tous les hommes sont créés égaux ». Nous disons maintenant pratiquement « tous les hommes sont créés égaux, sauf les nègres ». Quand les Know-Nothings prendront le contrôle, on dira que tous les hommes sont créés égaux, sauf les nègres, les étrangers et les catholiques. A ce propos, je préférerais émigrer dans un pays où l'on ne prétend pas aimer la liberté, en Russie, par exemple, où le despotisme peut être pris à l'état pur et sans le vil alliage de l'hypocrisie.
Lincoln nageait à contre-courant. La population des États du nord était fortement composée de petits agriculteurs et commerçants. Pour ces types moyens, l'indépendance avait un sens littéral: ils n'avaient pas de maîtres, mot qui fut remplacé par le néologisme « boss » (patron), dérivé du néerlandais. Cela aide à expliquer à la fois la haine avec laquelle les habitants du Nord considéraient l'esclavage et l'opinion commune selon laquelle le travail salarié – alors encore relativement marginal dans l'économie – n'était qu'un statut temporaire. Comme Lincoln l'a dit dans un discours à Milwaukee en 1859,
Le débutant prudent et sans le sou dans le monde, travaille pour un salaire pendant un certain temps, économise un surplus avec lequel acheter des outils ou de la terre pour lui-même; puis travaille pour son propre compte encore un moment, et engage enfin un autre nouveau débutant pour l'aider[ ….] Si quelqu'un continue sa vie dans la condition de salarié, ce n'est pas la faute du système, mais soit une nature dépendante qui le préfère, soit une imprévoyance, une folie ou un malheur singulier.
Avec de telles idées, l’étape suivante trompeuse – bien que Lincoln ait refusé de la franchir – était de passer de l’individu responsable pour son état de travailleur salarié, à blâmer un groupe entier, les Irlandais, pour leur propre pauvreté.
Dans le monde de l'avant-guerre civile, la pensée de Lincoln semblait plausible – en fait, il l'incarnait lui-même, passant d’une écrasante pauvreté frontalière à la présidence, et avec seulement quelques années d'éducation formelle. Pourtant, déjà dans les années 1850, le développement du capitalisme américain signifiait qu'il y en aurait quelques-uns qui posséderaient beaucoup et beaucoup qui ne pourraient rien posséder du tout. Les Irlandais arrivaient, en règle générale, sans aucune richesse et, contrairement à l'immigration allemande de masse à la même époque, sans compétences monnayables, à l'exception de leur capacité de faire un travail éreintant. La majorité des Irlandais trouvaient leur chemin vers les formes de travail les plus dures et les moins bien payées : le débardage, le creusement de canaux, la pose de voies ferrées et les postes de travail dans les mines de charbon.
Certains démocrates du Nord, reconnaissant ce qu'on appellerait aujourd'hui une « source de dissension », se sont alors présentés comme les défenseurs des Irlandais et de l'Église catholique. En réalité, le Parti démocrate n'avait pas grand-chose à offrir aux immigrés si ce n'était la logique négative du système bipartite. Les antagonistes des Irlandais, tels que les protestants en croisade et les capitalistes industriels émergents, avaient tendance à appartenir à « l'autre » parti: les Whigs, les Know-Nothings, puis les Républicains. Ceci, ainsi que des formes de favoritisme de la part de «machines électorales municipales» comme le Tammany Hall de New York, suffit à attirer de nombreux Irlandais dans le Parti démocrate.
Le paradoxe était que le Parti démocrate était dominé par les esclavagistes du Sud. Il ne pouvait y avoir d'intérêt commun entre les travailleurs pauvres irlandais et ces aristocrates, dont les porte-parole condamnaient les travailleurs du Nord comme des « mécaniciens pleins de cambouis et des imbéciles» et qui ressemblaient plus que toute autre couche de la société américaine aux aristocrates terriens d'Irlande. Pour consacrer ce mariage interrégional, l'aile nord du Parti démocrate – politiciens et presse confondus – promut un racisme anti-noir virulent. L'oppression économique des Irlandais, combinée à la promotion de la politique raciste par les démocrates, prépara le climat pour les tristement célèbres ‘‘émeutes de la conscription’’ de New York, en juillet 1863, pendant la guerre civile, une explosion qui s’en prit à tout ce qui était associé aux Noirs libres et au mouvement abolitionniste.
Ces émeutes furent épisodiques et de nombreux autres immigrants irlandais se sont opposés à l'esclavage et se sont battus pour l'Union pendant la guerre civile. Mais l'expérience d'avant-guerre des immigrants avec la politique américaine prédisait un problème à plus long terme – la subordination de la classe ouvrière au Parti démocrate capitaliste, une histoire que Biden, à travers les invocations en Irlande de ses racines immigrantes et «ouvrières», voudrait continuer.
Le système bipartite américain n'a jamais été en mesure de satisfaire les besoins de la classe ouvrière. Cela fut démontré de façon dramatique peu de temps après la guerre civile, comme Karl Marx l'avait prédit.
La guerre fit naître une nouvelle société, au Nord comme au Sud. Le développement rapide de l'industrie accentua les divisions de classe qui, avec l'immigration irlandaise massive des années 1840, avaient seulement commencé à se faire sentir. Le catalyseur de tout cela était le charbon. La demande atteignit de nouveaux sommets, augmentant la fortune des propriétaires et les rangs des mineurs. C'est pourquoi Scranton, où les ancêtres de Biden se sont installés, a attiré de nombreux immigrants irlandais. Fondée en 1856 avec une industrie de l’anthracite déjà vieille de quelques décennies, Scranton devint la plus grande ville de la région et le foyer de la première industrie du fer américaine.
Une dizaine d'années après l'assassinat de Lincoln, cette région charbonnière fut le théâtre de certains des épisodes les plus violents de la lutte des classes, comme les événements traumatisants de 1877. Cette année-là, vingt ouvriers irlandais y furent pendus, victimes de coups montés des patrons du charbon qui les accusèrent d’être membres d'une société secrète appelée Molly Maguires. Dix d’entre eux furent exécutés en une seule journée, le jeudi noir 21 juin 1877. Deux jours plus tard, plusieurs ouvriers irlandais furent abattus à Scranton qui se trouvait au milieu d'une grève générale, une partie de la vaste rébellion de la classe ouvrière associée à la Grande grève du Rail.
Si Biden ou les rédacteurs du New York Times connaissent quelque chose de cette histoire, il n'est pas étonnant qu'ils la laissent de côté au profit d'un discours semi-mystique sur «l'espoir» et la « persévérance ». Les facteurs qui causent l'immigration aujourd'hui ne sont pas si différents de ceux qui ont causé l'immigration irlandaise au 19e siècle – la guerre, la famine, la maladie et la persécution nées du capitalisme. A l’époque comme aujourd'hui, les politiciens utilisent la politique anti-immigrés pour obscurcir les problèmes fondamentaux de la société, qui sont à présent, bien plus encore que dans les années 1840, de nature mondiale.
(Article paru en anglais le 22 avril 2023)
