Les gouvernements intensifient l’assaut mondial sur l’anonymat en ligne

Un Cachemiri consulte Internet sur son téléphone portable devant un magasin à Srinagar, au Cachemire sous contrôle indien. [AP Photo/Dar Yasin]

Il y a quatre mois, le World Socialist Web Site analysait l'offensive internationale coordonnée [article en anglais] visant à abolir l'anonymat en ligne et à imposer des systèmes universels d'identification numérique sous le prétexte cynique de la « protection de l'enfance ». Depuis, cette offensive a pris une tournure bien plus dangereuse, touchant tous les aspects de la vie numérique.

Ce qui se déroule sous nos yeux n'est pas un ensemble de conflits réglementaires isolés ni un excès de zèle politique, aussi bien intentionné soit-il. Il s'agit d'une offensive coordonnée des classes dirigeantes des principales puissances impérialistes – les États-Unis, l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada et l'Australie – contre les droits démocratiques de la classe ouvrière. L'objectif est la mise en place d'un système permanent de surveillance de masse, fondé sur la vérification d'identité, où chaque acte de communication, d'association et d'expression politique est lié à un dossier d'identité délivré par l'État, visible en temps réel par les gouvernements, les entreprises et les employeurs.

Les dangers que représentent les plateformes en ligne pour les jeunes sont bien réels, et les socialistes n'y sont pas indifférents. Les chatbots d'IA qui ont incité des enfants au suicide, les liens avérés entre l'usage excessif des réseaux sociaux et l'aggravation de la crise de santé mentale chez les jeunes, les modèles économiques prédateurs de collecte de données des géants de la technologie : autant de véritables problèmes sociaux, fruits amers de la subordination de la technologie au profit privé.

Or, les gouvernements qui invoquent aujourd'hui ces dangers sont les mêmes qui financent le massacre d'enfants par l'armée israélienne à Gaza, qui réduisent drastiquement le financement des écoles, qui démantèlent les programmes de protection de l'enfance et qui enrôlent de force les jeunes dans des guerres impérialistes. Leur prétendue préoccupation pour le bien-être des mineurs n'est qu'une imposture. La véritable cible est l'organisation politique indépendante de la classe ouvrière, que la classe dirigeante cherche désespérément à étouffer avant qu'elle ne puisse se développer en dehors de tout contrôle officiel. Depuis 2011, du Printemps arabe aux Gilets jaunes et au mouvement de masse contre le génocide à Gaza, la communication chiffrée et l'anonymat en ligne se sont révélés des outils indispensables de la lutte de classe, et c'est précisément cette capacité que la surveillance généralisée vise à détruire.

Le cheval de Troie de la « protection de l’enfance »

Aux États-Unis, la manifestation la plus directe de ce programme est le GUARD Act, adopté à l’unanimité (22 voix pour, 0 contre) par la commission judiciaire du Sénat le 30 avril 2026. Ce projet de loi, parrainé par le sénateur républicain Josh Hawley, connu pour ses positions d’extrême droite et bénéficiant d’un soutien bipartisan, obligerait chaque utilisateur américain d’un chatbot d’IA (assistants de recherche, aides aux devoirs, services clients, etc.) à télécharger une pièce d’identité émise par le gouvernement, à se soumettre à une analyse faciale ou à fournir des informations financières avant de pouvoir interagir avec le système.

Le sénateur Josh Hawley lève le poing en signe de soutien aux insurgés qui ont attaqué le Capitole le 6 janvier. [Photo: January 6 Committee]

Présenté comme une mesure visant à empêcher les plateformes d’IA d’inciter à l’automutilation chez les jeunes, ce texte instaurerait en réalité un contrôle d’identité national universel pour l’ensemble de la sphère numérique, avec des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison pour les fournisseurs dont les systèmes sollicitent des contenus à caractère sexuel ou incitent à l’automutilation chez les mineurs.

Le vote unanime du comité reflète le consensus de la classe dirigeante américaine sur la nécessité d'abolir l'anonymat en ligne. Aucune aile importante de l'establishment politique, démocrate ou républicain, ne s'oppose au principe de la vérification d'identité comme condition préalable à la participation à la vie numérique.

Au niveau des États, le gouverneur démocrate de Pennsylvanie, Josh Shapiro, s'appuyant sur une action en justice contre une entreprise d'intelligence artificielle suite au suicide d'un adolescent, a proposé un système de « vérification d'identité pour le tchat». Son plan exigerait une identification numérique avant toute conversation et obligerait les entreprises à analyser chaque message envoyé par un mineur, les contenus « signalés » étant automatiquement transmis aux forces de l'ordre sans intervention humaine. Les filtres algorithmiques ne peuvent saisir les nuances du langage humain ; ce sont des outils rudimentaires conçus non pas pour protéger les jeunes vulnérables, mais pour placer toute une génération sous surveillance permanente.

L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans en Australie, entrée en vigueur fin 2025 et analysée par le World Socialist Web Site, a désormais produit des résultats concrets qui révèlent son caractère frauduleux. Une étude de l'Institut Becker Friedman de l'Université de Chicago a révélé que 73 % des adolescents visés ignorent tout simplement la loi, le taux de conformité étant le plus faible chez les jeunes isolés et « moins populaires » – précisément ceux que la loi prétendait protéger. L'environnement social qu'elle était censée transformer reste inchangé.

Ce qui a changé, c'est la normalisation des tests, sur une population captive, des algorithmes d'estimation de l'âge, des systèmes d'inférence comportementale et des technologies de reconnaissance faciale. Les plateformes s'exposent à des amendes pouvant atteindre 49,5 millions de dollars australiens (AUD) en cas de non-conformité, ce qui les incite fortement à devenir des instruments de surveillance étatique. Comme nous l'avions souligné en décembre dernier, le véritable objectif de cette interdiction est de réprimer l'opposition croissante des jeunes à la guerre, à l'austérité et à la dictature, et de l'empêcher de s'exprimer politiquement de manière organisée.

La dictature réglementaire de l'Union européenne

La Commission européenne, sous la direction de la vice-présidente exécutive Henna Virkkunen, s'est imposée comme l'acteur institutionnel le plus agressif de cette répression mondiale. En vertu du Règlement sur les services numériques (DSA), Bruxelles a conclu provisoirement que Meta, la société mère de Facebook et d'Instagram, n'avait pas suffisamment empêché les enfants de moins de 13 ans d'accéder à ses plateformes. La Commission menace désormais d'infliger des amendes pouvant atteindre 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de Meta, soit plus de 12 milliards de dollars, si l'entreprise ne met pas en œuvre une vérification d'identité rigoureuse pour tous ses utilisateurs.

Le choix imposé à toutes les plateformes de réseaux sociaux opérant en Europe est clair : conserver un dossier de surveillance comportementale pour chaque utilisateur ou exiger une pièce d'identité officielle. Aucune autre option n'est possible. Il s'agit d'une atteinte directe à la capacité des dissidents, des lanceurs d'alerte, des journalistes et des militants politiques de communiquer sans être fichés par l'État.

Plus significatif encore est le ciblage par Bruxelles des outils utilisés par les travailleurs pour se protéger de la surveillance. Une note du Service de recherche du Parlement européen a ouvertement qualifié les réseaux privés virtuels (VPN) de «faille » qu'il faut combler, et la vice-présidente exécutive Henna Virkkunen a indiqué que la prévention du contournement des systèmes de vérification par VPN est une priorité absolue pour les « prochaines étapes » de l'UE. Ironie du sort, la Commission a fait cette déclaration alors même que sa propre application modèle de « vérification d'âge », présentée comme un modèle pour une mise en œuvre à l'échelle de l'Union, a été compromise par des chercheurs en sécurité quelques minutes seulement après la publication de son code source.

La guerre au chiffrement : du Canada à la France

L’un des développements les plus alarmants de ces derniers mois est sans doute l’intensification des attaques contre le chiffrement de bout-en-bout, fondement mathématique des communications privées à l’ère numérique.

Au Canada, le projet de loi C-22 du gouvernement libéral, présenté comme une mesure d’« accès légal », obligerait les entreprises de télécommunications et d’Internet à reconstruire leur infrastructure technique afin de garantir un accès permanent de l’État aux communications. Ce projet de loi exigerait des fournisseurs qu’ils conservent les métadonnées de chaque abonné pendant un an, dressant ainsi un tableau complet des déplacements, des relations et des communications de l’ensemble de la population.

Lorsque des experts en cybersécurité, des organisations de la société civile et des entreprises comme Apple et Signal ont tiré la sonnette d’alarme – Signal menaçant de se retirer du marché canadien plutôt que de compromettre son architecture de protection de la vie privée –, les représentants du gouvernement ont balayé les critiques d’un revers de main, les qualifiant de personnes « ne comprenant pas » la loi.

Icône de l’application Signal sur un smartphone [AP Photo/Kiichiro Sato]

La défense du gouvernement constitue en elle-même la preuve la plus accablante de ses intentions : il insiste sur le fait que la création d’une porte dérobée n’« interrompt » pas le chiffrement. Tout cryptographe professionnel sait que c'est faux. Une porte dérobée accessible aux « gentils » est une porte dérobée accessible à tous, comme l'a démontré concrètement le piratage Salt Typhoon, au cours duquel des acteurs étrangers ont pénétré les systèmes d'écoute téléphonique des forces de l'ordre américaines.

Par ailleurs, la Chambre des communes canadienne a commencé à tenir une base de données des publications sur les réseaux sociaux jugées « misogynes » ou « injurieuses » envers les parlementaires, un modèle inquiétant de surveillance politique d'État déguisée en défense de la dignité des législateurs.

En France, la délégation parlementaire au renseignement a officiellement soutenu une proposition de « participant fantôme » qui obligerait les plateformes de messagerie comme WhatsApp et Signal à ajouter discrètement un agent d'État invisible aux conversations chiffrées, censées être privées. Ses instigateurs qualifient cette mesure de compromis. Il s'agit en réalité d'une capitulation totale face à la police et aux services de renseignement, qui affirment depuis des années que la confidentialité mathématique « entrave » leur travail. Si elle était adoptée, aucune conversation privée menée sur une plateforme numérique ne pourrait être considérée comme sécurisée en France – et étant donné le fonctionnement de ces plateformes à l’échelle mondiale, une porte dérobée française serait en réalité une porte dérobée pour le monde entier.

La fin de la liberté d'expression et de réunion anonyme

Au Royaume-Uni, le masque de la tolérance démocratique est tombé. L'Ofcom, l'autorité britannique de régulation de la parole, s'est arrogé le droit d'exercer un contrôle global de la liberté d'expression. Elle a récemment infligé une amende de près d'un million de livres sterling à un forum américain sur la santé mentale pour des contenus hébergés sur des serveurs américains, alors même que le site avait déjà bloqué l'accès aux visiteurs britanniques. Selon la logique de l'Ofcom, un site web est «accessible » en Grande-Bretagne si un utilisateur se sert d’un VPN pour contourner un blocage géographique, ce qui rend théoriquement tout site web au monde soumis à la juridiction britannique.

La capitulation de X, la société d'Elon Musk, face à l'Ofcom est particulièrement révélatrice. Après avoir publiquement dénoncé la loi britannique sur la sécurité en ligne comme un abus de pouvoir dangereux, X a accepté un processus de suppression de contenu sous 48 heures, dont la conformité est vérifiée par des organisations telles que le Centre de lutte contre la haine numérique, un groupe connu pour ses attaques contre des discours politiques légitimes. Voici la trajectoire de toutes les plateformes se réclamant de la censure et opérant dans le cadre du capitalisme : malgré les protestations véhémentes de leurs propriétaires contre toute réglementation, elles restent soumises aux mêmes pressions juridiques et commerciales qui contraignent leurs concurrents à censurer.

Comme l’a largement documenté le World Socialist Web Site, le gouvernement travailliste de Keir Starmer a mis en place un appareil policier centralisé, explicitement conçu pour faire face aux conflits de classes internes. En janvier, nous avons révélé le projet du Parti travailliste d’instaurer un appareil policier étatique centralisé en Grande-Bretagne, notamment l’engagement de 140 millions de livres sterling pour déployer 40 fourgons supplémentaires de reconnaissance faciale en temps réel (LFR) en Angleterre et au Pays de Galles. Le programme technique du livre blanc, dévoilé dans ce rapport, est désormais opérationnel.

Pour la première fois dans l’histoire britannique, la police métropolitaine a utilisé la technologie de reconnaissance faciale en temps réel lors d’une manifestation politique, scannant les visages des participants au rassemblement « Unite the Kingdom » à Camden. En déployant des flottes de fourgons LFR mobiles lors des manifestations de rue, parallèlement à des programmes pilotes utilisant des caméras fixes installées en permanence sur les lampadaires, la police métropolitaine constitue un fichier biométrique de la participation politique, sans avoir nécessité le moindre vote parlementaire. Le fait que les manifestants sachent désormais qu'ils sont scannés et fichés constitue en soi l'objectif politique : l'effet dissuasif sur le droit de réunion est le mécanisme même du contrôle social.

Près de 4,7 millions de visages ont été scannés par la police britannique grâce à la reconnaissance faciale en temps réel dans l’année allant jusqu’en mai 2025, soit plus du double du chiffre enregistré l'année précédente. L'association Big Brother Watch a qualifié cette expansion rapide de « l'une des menaces les plus importantes pour les libertés civiles dans l'histoire de la police britannique », tandis que l'association Liberty a averti que cette technologie renforce les préjugés structurels à l'encontre de la classe ouvrière et des minorités. Le gouvernement Starmer réagit en institutionnalisant et en étendant ce système.

Aux États-Unis, la Commission fédérale des communications (FCC) a proposé de mettre fin aux services de téléphonie mobile prépayés anonymes en exigeant une pièce d'identité officielle pour tout achat de carte SIM. Pour les victimes de violences conjugales, les lanceurs d'alerte, les journalistes disposant de sources sensibles et les militants politiques, les téléphones prépayés constituent l'un des derniers moyens de dissocier leurs communications de leur identité légale. La proposition de la FCC les supprimerait totalement.

La loi TAKE IT DOWN, adoptée avec le soutien des deux partis, instaure un vaste mécanisme de censure dépourvu des garanties procédurales qu'exigerait même le système démocratique le plus élémentaire. Le Congrès a également discrètement prolongé de 45 jours l'autorisation de surveillance sans mandat de la NSA (article 702), sans le débat parlementaire que la question mérite : preuve de la banalisation de la violation généralisée des protections du Quatrième Amendement au sein des deux partis de l'establishment capitaliste.

La logique d'une répression coordonnée

La convergence de ces mesures dans de nombreuses juridictions n'est pas fortuite. La classe dirigeante de chaque grand pays impérialiste est parvenue indépendamment à la même conclusion, car chacune est confrontée à la même réalité : un programme de guerre, d'austérité et de réaction sociale qui ne peut être mis en œuvre par des moyens véritablement démocratiques.

La classe ouvrière internationale a démontré, par des grèves et des manifestations de masse anti-génocide organisées via des communications chiffrées échappant au contrôle des bureaucraties syndicales et des médias bourgeois, que l'anonymat en ligne est vital pour le succès de la lutte de classe.

Les mêmes gouvernements qui mènent ce programme procèdent à des expulsions de masse, criminalisent les manifestations contre la guerre, financent le génocide, réduisent les services publics pour financer les budgets militaires et préparent la guerre impérialiste à grande échelle.

Aux États-Unis, comme nous l'avons signalé en février, l'ICE et le CBP déploient un réseau intégré de technologies de surveillance, de traçage et d'identification contre les immigrants et les manifestants, allant jusqu'à l'assassinat ciblé de personnes identifiées par ces systèmes comme étant des opposants de l'État.

En Grande-Bretagne, près de 3 000 personnes ont été arrêtées pour avoir exprimé leur soutien à Palestine Action depuis que le gouvernement Starmer a interdit le groupe en vertu de la législation antiterroriste, et la vaste répression policière menée par ce même gouvernement contre les manifestants pro-palestiniens continue de s'intensifier.

La police métropolitaine procède à une arrestation lors d'une manifestation de Palestine Action à Londres, le 23 juin 2025.

L'attaque législative contre l'anonymat en ligne constitue la dimension numérique de cette campagne : un effort pour garantir que les opinions politiques de chaque travailleur puissent être consultées par son employeur, son gouvernement et l'appareil d'État, en prévision d'une confrontation de classes.

Les technologies testées sur les cibles déclarées – enfants, migrants, « extrémistes » – sont conçues pour être utilisées contre l'ensemble de la classe ouvrière. Il n'existe aucun exemple historique d'infrastructure de surveillance mise en place par un État capitaliste qui soit restée cantonnée au groupe cible initialement invoqué pour la justifier.

Les tâches de la classe ouvrière

La défense des droits démocratiques ne peut être confiée aux tribunaux, aux partis capitalistes ni aux entreprises technologiques. Aux États-Unis, des juges fédéraux ont bloqué certaines lois de surveillance au niveau des États en invoquant le Premier Amendement, mais la Cour suprême a statué dans l'affaire Free Speech Coalition c. Paxton (2025) que la vérification de l'âge est constitutionnellement admissible.

La Cour européenne des droits de l'homme a rendu un arrêt défendant le chiffrement en 2024, mais le Conseil de l'UE a poursuivi la mise en œuvre de son propre cadre de surveillance l'année suivante. Les contestations juridiques dans le cadre de la démocratie bourgeoise peuvent tout au plus ralentir le rythme de ces attaques, mais non stopper une dynamique découlant de la crise objective du système capitaliste lui-même.

La classe ouvrière doit s'opposer aux prétextes fallacieux de « protection de l'enfance » et de « sécurité nationale » systématiquement instrumentalisés par la bourgeoisie, révélant ainsi leur véritable nature d'instruments de contrôle politique. Elle doit exiger la protection inconditionnelle du chiffrement de bout en bout, l'abolition de l'État de surveillance, le droit à l'anonymat absolu dans les communications et les associations en ligne, ainsi que la fin de l'enrôlement des entreprises technologiques privées dans l'appareil de surveillance étatique.

L'infrastructure de communication de la société moderne ne peut servir les besoins humains, et non la répression d'État, qu'à travers l'expropriation des monopoles technologiques et leur socialisation sous le contrôle démocratique de la classe ouvrière, et non par la simple régulation de leurs pires excès.

Ces revendications sont indissociables de la lutte plus large contre le capitalisme. L’évolution vers un autoritarisme numérique n'est ni une erreur politique ni le fruit de législateurs égarés. Elle est l'expression nécessaire d'une classe dirigeante qui comprend que son programme de guerre permanente et de contre-révolution sociale ne peut survivre à la mobilisation politique indépendante de la classe ouvrière internationale.

La réponse à cette tendance est la construction du type même de mouvement que l'État de surveillance cherche à empêcher : l'unité internationale des travailleurs, aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en France, en Australie et dans tous les autres pays, contre le système capitaliste qui est la source ultime de la plongée vers la dictature.

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