Le PQ indépendantiste formera le nouveau gouvernement du Québec après des élections dominées par les promesses de droite et l’aliénation populaire

Le chef du PQ et prochain premier ministre du Québec Paul St-Pierre Plamondon [Photo: National Assembly of Quebec]

Le Parti Québécois (PQ), un parti chauvin de droite prônant la sécession du Québec d'avec l'État fédéral canadien, formera un gouvernement minoritaire dans la seule province canadienne majoritairement francophone. Il a remporté 59 des 127 sièges de l'Assemblée nationale lors des élections provinciales de lundi.

Engagé dans un programme d'austérité, de réductions d'impôts pour les entreprises, de déréglementation, de réduction massive de l'immigration et de défense virulente d'une législation chauvine ciblant les immigrants et les minorités, le nouveau gouvernement entrera rapidement en conflit frontal avec la classe ouvrière.

Le résultat des élections québécoises de lundi a marqué un revirement spectaculaire par rapport au précédent scrutin provincial, tenu il y a près de quatre ans jour pour jour. La Coalition Avenir Québec (CAQ) – parti conservateur et autonomiste prônant le « Québec d'abord », au pouvoir depuis huit ans et fort de 90 sièges après les élections de 2022 – a été rayée de la carte politique. La CAQ n'a remporté aucun siège lundi et a vu sa part du vote populaire passer de 41 % à 13,3 %.

Parallèlement, le PQ, qui n'avait fait élire que trois députés en 2022, se retrouve désormais à seulement cinq sièges de la majorité parlementaire.

Le Parti libéral du Québec, parti traditionnel du grand patronat fédéraliste, ainsi que le Parti conservateur du Québec (PCQ) dirigé par le « libertarien » d'extrême droite Éric Duhaime, ont également profité de l'effondrement du soutien à la CAQ. Les libéraux, enregistrant une hausse de 10 points de pourcentage de leur vote populaire, ont remporté 19 sièges de plus qu'en 2022, pour un total de 40. Le PCQ, dont la meilleure performance électorale antérieure s'était limitée à des deuxièmes places dans plusieurs circonscriptions essentiellement rurales, a décroché 19 sièges et a vu sa part du vote populaire augmenter de 8 points de pourcentage pour atteindre 20 %.

Bien que la hausse de 13 points de pourcentage du soutien au PQ ait été la plus importante parmi tous les partis, elle partait d'un niveau historiquement bas. Aucun gouvernement dans l'histoire du Québec n'est jamais arrivé au pouvoir avec une part aussi faible du vote populaire : à peine 28 %. Si l'on tient compte du taux de participation électorale de 66,9 %, cela signifie que moins d'un Québécois en âge de voter sur cinq a voté pour le PQ.

De plus, le PQ ne compte que peu ou pas de représentants issus des deux principaux centres urbains du Québec. S'il a remporté une multitude de sièges dans la grande couronne montréalaise – où de nombreux travailleurs francophones se sont installés pour fuir les prix élevés du logement –, le PQ n'a décroché que deux sièges sur l'île de Montréal, qui abrite les segments les plus pauvres de la classe ouvrière ; aucun à Laval, ville de banlieue insulaire et troisième plus grande ville du Québec ; et aucun dans la région de Québec.

Il était évident depuis longtemps que la CAQ allait subir une débâcle électorale ; la seule inconnue était l'ampleur de la défaite. La colère envers le gouvernement était palpable face à l'effondrement des services de santé et de l'éducation publique, à l'explosion de l'itinérance ainsi qu'aux crises du logement et du coût de la vie.

Au Québec, comme dans le reste du Canada et à l'échelle internationale, ces dernières années ont été marquées par une vague de luttes ouvrières combatives, notamment le conflit dans le secteur public québécois en 2023-2024 – qui a mobilisé plus d'un demi-million de travailleurs en grève à son apogée – ainsi que, plus récemment, les grèves chez Postes Canada, Air Canada et chez les employés des supermarchés Métro Richelieu. Le 29 novembre dernier, plus de 50 000 travailleurs sont descendus dans les rues de Montréal pour protester contre l’assaut du gouvernement de la CAQ sur le droit de grève.

Cependant, l'opposition de la classe ouvrière au gouvernement de la CAQ – et plus généralement au programme de la classe dirigeante axé sur l'austérité, un vaste réarmement et la guerre – a été étouffée et politiquement détournée par la bureaucratie syndicale, tant au Québec qu'à travers le Canada. Ces appareils bureaucratiques ont systématiquement isolé et trahi les luttes ouvrières, maintenant les travailleurs prisonniers du carcan de la politique capitaliste officielle tout en promouvant, respectivement, le nationalisme québécois et canadien.

Alors que la classe ouvrière était politiquement muselée et privée de la moindre représentation, la campagne électorale a été dominée, d'un bout à l'autre, par la dérive toujours plus marquée vers la droite de l'élite dirigeante capitaliste. Le PQ, la CAQ, le PCQ et les libéraux ont tous décliné, chacun à sa manière, le même thème de l'austérité. La compétition entre ces partis visait à démontrer à la bourgeoisie lequel saurait le mieux intensifier l'exploitation des travailleurs, tout en réprimant la contestation sociale et en faisant valoir ses intérêts économiques et géopolitiques face à ses rivaux au sein de la fédération canadienne.

Duhaime a réclamé à cor et à cri des coupes totalisant 47 milliards de dollars sur quatre ans, tout en tentant de surenchérir sur le PQ et la CAQ dans leur rhétorique chauvine et anti-immigrants, en promettant d'expulser 70 000 demandeurs d'asile.

St-Pierre Plamondon a promis qu'un gouvernement du PQ éliminerait le déficit budgétaire de 7,7 milliards de dollars du Québec d'ici l'exercice 2028-2029, soit un an plus tôt que ce que prévoit la loi de la CAQ sur l'équilibre budgétaire. Il s'est en outre engagé à réduire de 2,5 % la masse salariale du secteur public – l'équivalent de 16 300 emplois à temps plein –, à abaisser de 17,4 % le taux d'imposition des PME (petites et moyennes entreprises) et à créer un organisme similaire au « DOGE » de Trump – le Secrétariat à l’efficacité gouvernementale et à l’allègement réglementaire – chargé de sabrer les réglementations environnementales, celles relatives à la sécurité au travail et autres, ainsi que de réduire drastiquement les effectifs chargés de les faire respecter.

Le Parti libéral, dirigé par Charles Milliard (ancien PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec), s'est présenté comme le seul parti « responsable » pour avoir refusé de se joindre aux autres formations colportant le mensonge éhonté selon lequel il serait possible d'équilibrer le budget sans nuire aux services publics essentiels. De fait, le journal La Presse, dans une série d'articles et d'éditoriaux réclamant des coupes budgétaires, a démontré que pour atteindre l'objectif de déficit zéro imposé par la loi de la CAQ, il faudrait procéder à des réductions bien plus sévères que celles imposées par le gouvernement libéral détesté de Couillard (2014-2018).

Le rôle rétrograde de Québec solidaire

Québec solidaire (QS), parti indépendantiste de pseudo-gauche, a été la seule formation à se dire opposée à l'austérité. Toutefois, il s'est révélé incapable de susciter un large soutien au sein de la classe ouvrière. En réalité, le parti a perdu plus de 100 000 voix par rapport aux élections de 2022 et a vu sa représentation parlementaire passer de 12 à 9 sièges. Depuis son apogée lors des élections de 2018, où le parti avait recueilli 16,1 % des suffrages, le soutien à QS n'a cessé de s'effriter. Lundi, le parti a recueilli 12,4 % des suffrages, soit un recul de 3 points de pourcentage par rapport à 2022.

Parti représentant les couches privilégiées de la classe moyenne supérieure, Québec solidaire adopte une posture « d'opposition » qui n'est pas prise au sérieux par les travailleurs, et ce, à juste titre. QS s'est confortablement intégré à l'establishment politique et, dans le but de démontrer qu'il est prêt à prendre les rênes du pouvoir, il a maintes fois édulcoré ses timides propositions de réforme. Hostile à la lutte de classe, QS se tient généralement à l'écart des luttes de la classe ouvrière. Lorsqu'il intervient, c'est invariablement pour soutenir la bureaucratie syndicale.

Au nom d'un rapprochement avec « les préoccupations des gens ordinaires », QS garde un silence total sur les guerres menées et soutenues par l'impérialisme canadien ainsi que sur sa vaste campagne de réarmement. Il observe un silence tout aussi frappant concernant les projets de son parti souverainiste frère, le PQ : s'aligner sur Trump et faire en sorte qu'un Québec indépendant s'intègre pleinement à l'OTAN et au NORAD tout en consacrant 5 % de son PIB aux dépenses militaires.

Au soir de l'élection, la co-porte-parole de QS et candidate au poste de première ministre, Ruba Ghazal, a tenté de présenter le maintien de la représentation de son parti à l'Assemblée nationale comme une « grande victoire ». Selon elle, QS avait réussi à « résister » à une « vague de droite ». Débordante d'enthousiasme, elle s'est exclamée : « Nous sommes toujours là. »

Il s'agit là à la fois d'une illusion qu'ils entretiennent eux-mêmes et d'une tentative délibérée de masquer le véritable rôle de QS. Comme le soulignent les résultats électoraux, sa fonction politique a consisté à offrir une couverture politique au PQ alors que celui-ci se transformait en un parti ouvertement de droite, anti-immigrants, chauvin et exclusiviste, contribuant ainsi à préparer le terrain pour sa renaissance politique.

Avant, pendant et au lendemain immédiat de la campagne électorale, Ghazal a réaffirmé la volonté de Québec solidaire de soutenir le PQ dans le redécoupage des frontières de l’Amérique du Nord afin de créer un troisième État impérialiste, tout en exhortant St-Pierre Plamondon à modérer ses diatribes anti-immigrants pour projeter une image de « nationalisme inclusif ».

L’enthousiasme de Ghazal au soir de l’élection découlait sans doute du calcul selon lequel QS pourrait – pour reprendre ses termes – « chercher des gains » lors de manœuvres parlementaires impliquant St-Pierre Plamondon et son gouvernement, le parti disposant de suffisamment de sièges à l’Assemblée nationale pour offrir au PQ une majorité lors de n’importe quel vote.

Certes, le PQ tirera parti de QS – avec qui il avait négocié une alliance électorale avortée en 2017 – selon ses besoins, notamment pour faire avancer ses projets d’organisation d’un troisième référendum sur l’indépendance du Québec.

Mais le PQ s’appuiera également sur les libéraux, défenseurs du grand patronat, et surtout sur le PCQ d’extrême droite. Durant la campagne électorale, St-Pierre Plamondon a multiplié les efforts pour souligner qu’il partageait bon nombre des orientations politiques du PCQ, en particulier celles visant à « éliminer la bureaucratie » et à « réduire la taille de l’État » : des noms de code désignant des coupes sombres dans les services publics. Cette proximité était si flagrante que même les médias capitalistes ont commencé à parler d’une « bromance » entre le chef du PQ et Duhaime.

Quant à la bureaucratie syndicale, sa réponse systématique au retour au pouvoir du PQ a été d'appeler à la reprise du « dialogue social », c'est-à-dire des mécanismes corporatistes tripartites par lesquels elle a, pendant des décennies, étouffé la lutte de classe en échange d'une « place à la table des négociations ».

Lors d'une conférence de presse mardi, St-Pierre Plamondon a énoncé les priorités de son gouvernement pour ses 100 premiers jours au pouvoir. Celles-ci comprennent la création du Secrétariat à l'efficacité gouvernementale et à l'allègement réglementaire, la mise en place d'un comité d'experts chargé de conseiller le gouvernement sur la défense des «intérêts du Québec » dans le contexte de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, ainsi que l'organisation d'un sommet sur l'itinérance, mesure destinée à apaiser les inquiétudes de la population face à l'explosion de ce phénomène.

Il a également réaffirmé que le gouvernement péquiste maintiendrait son projet d'organiser un référendum sur l'indépendance, prévoyant notamment de remplacer le ministre des Affaires intergouvernementales par un ministre responsable du processus d'indépendance. Il a toutefois précisé que ce référendum ne constituait pas une priorité immédiate, le gouvernement n'envisageant de le tenir qu'au cours des deux dernières années de son mandat potentiel de quatre ans.

Guerre, guerre commerciale et crise de l'État fédéral canadien

Le vote de lundi ne constitue en rien un mandat populaire pour les projets du PQ – exposés dans son « Livre bleu » – visant à promouvoir un Québec indépendant et « entrepreneurial », sur la base d'un programme ouvertement pro-impérialiste, anti-immigrants et ethno-chauvin.

Cela dit, le retour au pouvoir d'un gouvernement péquiste déterminé à organiser un troisième référendum sur l'indépendance du Québec d'ici 2030 ne fera qu'aggraver la crise de l'impérialisme canadien. Ce dernier s'efforce tant bien que mal de défendre ses intérêts prédateurs à l'échelle mondiale, dans un contexte marqué par l'émergence d'une guerre mondiale et par une rupture historique des relations entre les puissances impérialistes. La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis ainsi que les menaces d'annexion du Canada proférées par Trump figurent parmi les manifestations les plus aiguës de cette rupture ; elles s'inscrivent elles-mêmes dans la volonté de Washington d'établir une domination sans partage sur l'hémisphère occidental, en vue d'une guerre contre la Chine.

Avec le soutien des secteurs les plus puissants du capital canadien, le gouvernement libéral dirigé par Mark Carney a réagi au défi posé par ce qui était jusqu’alors le partenaire économique et l’allié militaire et sécuritaire le plus proche d’Ottawa, en resserrant les liens avec les puissances impérialistes européennes, en augmentant massivement les dépenses militaires et en intensifiant la guerre de classe contre les droits sociaux et démocratiques des travailleurs.

De son côté, le chef du PQ et désormais premier ministre désigné, Paul St-Pierre Plamondon, a cherché à présenter un Québec « souverain » ou indépendant comme un meilleur allié pour l’impérialisme américain sous la direction de Trump. Cette attitude s’est illustrée par sa diatribe, empreinte d’une rhétorique anticommuniste d’extrême droite, contre le modeste accord commercial conclu par Ottawa avec Pékin en janvier dernier. Il a également critiqué à maintes reprises la stratégie de guerre commerciale «Équipe Canada » du gouvernement Carney, l’accusant de faire passer les «intérêts » de l’Ontario et de l’Alberta avant ceux du Québec.

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a figuré parmi les premières personnes à féliciter St-Pierre Plamondon le soir de l’élection et à proposer de collaborer avec son gouvernement. À la tête du Parti conservateur uni (PCU), une formation d’extrême droite, Smith a convoqué un référendum pour le 19 octobre ; celui-ci comprend dix questions visant à faire des immigrants les boucs émissaires de l’état désastreux des services publics après des décennies d’austérité, et à conférer une apparence de légitimité populaire aux revendications de l’élite capitaliste albertaine, qui réclame à la fois une plus grande autonomie pour la province et un poids accru dans l’élaboration de la politique nationale. La dixième question du référendum demande si le gouvernement de l’Alberta devrait organiser un référendum contraignant sur l’indépendance.

Smith affirme soutenir le maintien de l’Alberta au sein de la fédération canadienne, mais elle a aussi laissé entendre qu’elle était prête à conclure un accord distinct avec Washington ; elle a manifestement encouragé les forces séparatistes pro-Alberta, très présentes au sein de son propre parti, afin d’exercer des pressions sur Ottawa et sur les factions rivales de l’élite capitaliste canadienne. Tout porte à croire qu’elle est tout aussi disposée à collaborer avec un gouvernement québécois dirigé par le PQ pour faire pression sur Ottawa.

St-Pierre Plamondon s’est lui-même vanté des liens qu’il a tissés avec les séparatistes albertains. Le mouvement séparatiste d'Alberta a toujours été associé à l'extrême droite, et ses dirigeants ne cachent pas leur soutien à l’aspirant dictateur Trump et à son mouvement fascisant MAGA (« Make America Great Again »).

Les sondages indiquent constamment que le soutien à l’indépendance du Québec stagne actuellement autour de 30 %, un niveau historiquement bas jamais vu depuis des décennies. Cela s’explique par plusieurs facteurs. Le PQ et son projet indépendantiste ont été largement discrédités par les mandats successifs du parti quand il était au gouvernement. Bien qu’il ait initialement affiché un « préjugé favorable pour le mouvement ouvrier » et bénéficié longtemps du soutien ouvert de la bureaucratie syndicale, le PQ a, dès le début des années 1980, imposé une austérité brutale et criminalisé les grèves chaque fois qu’il a gouverné. Alors qu’il tentait autrefois de parer son projet de création d’une République du Québec capitaliste de couleurs progressistes, il le présente de plus en plus comme un moyen de sabrer les dépenses sociales et de mener des politiques anti-immigrants d’exclusion. Un autre facteur expliquant le recul du soutien populaire à la sécession du Québec réside dans les inquiétudes de la population quant à la force et à la viabilité d’un Québec souverain dans le contexte des bouleversements géopolitiques et économiques mondiaux actuels.

St-Pierre Plamondon et le PQ comptent réclamer davantage de pouvoirs et de fonds à Ottawa, dans le but de dépeindre l’État fédéral comme étant «anti-Québec » ; ils cherchent ainsi à rallier des appuis à l’indépendance tout en détournant l’attention du programme d’austérité brutale qu’ils entendent mettre en œuvre, conformément aux exigences de tous les camps de l’élite dirigeante québécoise, qu’ils soient fédéralistes ou souverainistes.

La classe ouvrière du Québec et du reste du Canada pourrait tirer parti de la crise de l’impérialisme canadien et de son État fédéral pour faire valoir ses propres intérêts de classe et mener la lutte pour le pouvoir ouvrier. Toutefois, elle ne peut y parvenir qu’en s’opposant à toutes les factions de la bourgeoisie canadienne et à leurs divers représentants politiques – du gouvernement Carney et des souverainistes québécois jusqu’à Smith, son PCU et les séparatistes albertains – et en faisant du programme de l’internationalisme socialiste l’axe central de ses luttes.

À défaut, elle sera subordonnée par les syndicats pro-capitalistes, les sociaux-démocrates du Nouveau Parti démocratique et la pseudo-gauche de Québec solidaire aux visées prédatrices de l’impérialisme canadien et de ses diverses factions ; elle se retrouvera alors dressée contre les travailleurs des États-Unis, de Chine et d’ailleurs dans des guerres et des conflits commerciaux, tout en étant dressée contre les travailleurs d’autres régions à l’intérieur même des frontières de l’État fédéral canadien.

Les travailleurs du Québec, du Canada et du monde entier font face à une offensive commune de classe, enracinée dans la crise systémique du capitalisme mondial. La seule réponse progressiste au démantèlement des droits sociaux et démocratiques des travailleurs, au réarmement et à la guerre impérialiste consiste à forger l'unité de la classe ouvrière, par-delà les secteurs économiques et les frontières nationales, dans la lutte pour des gouvernements ouvriers et la réorganisation socialiste de la vie économique, afin de faire passer les besoins sociaux avant le profit privé.

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