Le Parti de l’égalité socialiste dénonce la convocation par la police d’Anasse Kazib de Révolution Permanente

Le Parti de l’égalité socialiste (PES) s’oppose à la convocation par la police le 3 mars d’Anasse Kazib candidat à la présidentielle pour le site Web moréniste Révolution Permanente.

Anasse Kazib (Source: Wikimedia Commons)

Les différends politiques qui séparent le PES de l’organisation de Kazib, liée au Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot, sont bien documentés. Malgré ces différends, toutefois, le PES défend son droit démocratique d’organiser des réunions politiques, de manifester et de se présenter en tant que candidat. Les forces de l’ordre mettent ces droits fondamentaux en cause afin d’étouffer toute opposition de gauche aux politiques menées par la classe capitaliste.

La police a pris comme prétexte un meeting initialement prévu à l’intérieure de l’enceinte de la Sorbonne suite aux menaces d’extrême-droite à l’encontre de Kazib. Selon Révolution Permanente, c’étaient des affiches « racistes et islamophobes sur Anasse Kazib, menaces et intimidations contre les militants du Poing Levé (organisation de jeunesses de Révolution Permanente) et leurs soutiens, vidéo d’Etienne Cormier, l’ancien porte-parole de [Génération identitaire], appelant à empêcher la conférence ».

Ce rassemblement s’est transformé en meeting improvisé à l’extérieur le mercredi 9 février.    Finalement, 500 personnes se sont retrouvées place du Panthéon pour refuser les pressions de l’extrême-droite sur la tenue d’une conférence de Kazib. Différentes organisations sont venues en solidarité parmi lesquelles la Jeune Garde, l’Action Antifasciste Paris-Banlieue ou Paris Queer Antifa.

Lundi Anasse Kazib a reçu une convocation 3 mars prochain concernant des « faits d’organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration ». Vendredi matin, une militante de sa campagne, élue étudiante Le Poing Levé au Conseil d’administration de Paris 1, était entendue par une Major de police dans le cadre de cette procédure.

Révolution Permanente fait état de connivences entre la présidence de l’université et les forces de l’ordre : «Nous regrettons à cet égard que la présidence de Paris 1 soit un relais de cette répression à l’intérieur de l’Université, en excluant Le Poing Levé des prochaines conférences et en refusant de voter une motion de soutien à l’élue étudiante, et ce alors même qu’elle n’avait pas dénoncé les menaces de groupuscules identitaires ou les provocations de quelques étudiants d’extrême-droite.»

Le rassemblement organisé par le Poing levé n’avait rien de criminel, et la police elle-même ne formule aucune accusation de violences à son encontre. La convocation d’Anasse Kazib par la police constitue ainsi une forme de collaboration politique entre l’extrême-droite et les forces de l’ordre contre la liberté d’expression et d’opinion.

Ceci fait partie d’un violent tournant fascisant par l’État et les classes dirigeantes en France et à travers l’Europe contre la montée de la colère sociale et contre la gestion meurtrière de la pandémie. Le PES appelle donc les travailleurs et les jeunes à s’opposer aux actions de la police et de la Sorbonne contre Révolution Permanente et son organisation de jeunesse.

Lire aussi:

Révolution permanente bloque une lutte contre la politique d’infection de masse menée par Macron

Le site Révolution Permanente (NPA) cherche à bloquer l’opposition à la politique d’immunité collective derrière les syndicats

Le NPA nie le coup d'État fasciste de Trump à Washington

Révolution permanente (NPA) applaudit le coup pro-impérialiste au Mali

La perquisition chez Mélenchon et la montée mondiale de la répression

Loading